La société suisse SEAL SQ promet ni plus ni moins que « l’Internet Quantique » avec la mise en orbite d’une nouvelle constellation de 100 satellites

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Un cloud spatial inviolable : la Suisse veut sécuriser banques et armées depuis l’orbite.

Et si vos données les plus sensibles n’étaient plus stockées sur Terre… mais protégées par une constellation de satellites quantiques ?

L’entreprise suisse SEAL SQ veut lancer le premier cloud orbital sécurisé au monde, conçu pour résister aux futures attaques des ordinateurs quantiques, et Suisse oblige, c’est autour des services bancaires que cette constellation de satellites sera bâtie.

Lire aussi :

WISeSat veut sécuriser les données bancaires avec une constellation de 100 satellites dédiée au premier cloud orbital quantique

La société suisse SEAL SQ, spécialisée dans les semi-conducteurs sécurisés, a annoncé vouloir construire le premier Quantum Space Orbital Cloud (QSOC) commercial.

Objectif : fournir des communications impossibles à pirater à destination des banques, gouvernements et autres agences de défense.

Le projet repose sur une constellation de 100 satellites, développée avec sa société sœur WISeSat, avec une mise en service complète prévue d’ici 2033.

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Pourquoi le chiffrement actuel va devenir obsolète

Aujourd’hui, la sécurité numérique mondiale repose sur des systèmes de chiffrement classiques. Le problème, c’est que ces systèmes pourraient devenir vulnérables beaucoup plus vite que prévu.

Avec les progrès des ordinateurs quantiques, certaines clés cryptographiques pourront être cassées en quelques minutes exposant systèmes bancaires, militaires et industriels.

C’est ce qu’on appelle la menace quantique.

Les institutions n’ont donc plus vraiment le choix : elles doivent anticiper et migrer vers des solutions capables de résister à cette nouvelle génération de calcul.

SEALSQ est une entreprise suisse spécialisée dans la cybersécurité et les semi-conducteurs, notamment dans le chiffrement post-quantique. Elle développe des puces sécurisées, modules IoT et solutions d’authentification pour des secteurs sensibles comme la défense et les infrastructures critiques, emploie environ 100 à 150 collaborateurs, et s’appuiera sur sa filiale WISeSat pour son cloud spatial quantique.
SEALSQ est une entreprise suisse spécialisée dans la cybersécurité et les semi-conducteurs, notamment dans le chiffrement post-quantique. Elle développe des puces sécurisées, modules IoT et solutions d’authentification pour des secteurs sensibles comme la défense et les infrastructures critiques, emploie environ 100 à 150 collaborateurs, et s’appuiera sur sa filiale WISeSat pour son cloud spatial quantique.

Une infrastructure spatiale pensée comme un cloud

La filiale WISeSat prendra en charge toute la partie spatiale :

  • conception des satellites
  • fabrication
  • lancement
  • opérations en orbite
  • gestion des fréquences et des liaisons optiques

De son côté, SEAL SQ s’occupera de la couche « intelligente » :

  • technologies quantiques embarquées
  • logiciels de sécurité
  • gestion des clés et des identités
  • interface client

Cette séparation permettra à SEAL SQ de proposer un service cloud sans supporter le coût colossal de la constellation.

Le modèle rappelle celui du cloud terrestre : une infrastructure lourde d’un côté, des services à forte valeur ajoutée de l’autre.

Comment fonctionne une communication quantique “inviolable”

Le cœur du système repose sur trois briques technologiques clés :

Technologie Rôle Intérêt stratégique
QKD (Quantum Key Distribution) Distribution de clés de chiffrement via photons Impossible à intercepter sans être détecté
QRNG (Quantum Random Number Generator) Génération de nombres aléatoires parfaits Renforce la robustesse du chiffrement
Post-quantum identity Authentification résistante aux ordinateurs quantiques Sécurise les identités numériques

Il faut savoir qu’en mécanique quantique, observer un système le modifie.

Résultat, toute tentative d’interception d’une clé de chiffrement est immédiatement détectable.

C’est ce qui rend ces communications théoriquement inviolables.

Pourquoi passer par l’espace change complètement la donne

On pourrait imaginer déployer ces technologies sur Terre. C’est déjà le cas, en partie.

Mais l’orbite offre des avantages décisifs :

  • couverture mondiale instantanée
  • absence d’infrastructures terrestres vulnérables
  • transmission directe par faisceaux optiques
  • environnement plus stable pour certains phénomènes quantiques

Et surtout, cela permet de créer un réseau global sécurisé indépendant des réseaux classiques.

Une sorte d’« internet quantique » en orbite.

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La course quantique mondiale a démarré

La course D’autres puissances ont déjà pris de l’avance.

La Chine, par exemple, a été la première dès 2017 a testé avec succès une communication quantique sur 7 600 km via le satellite Micius et entre deux continents.

De son côté, Singapour a testé la génération de photons intriqués avec le satellite SpooQy-1, une étape clé vers des réseaux quantiques spatiaux.

Les États-Unis investissent massivement, avec 3 milliards de dollars (environ 2,8 milliards d’euros) dans leur initiative nationale quantique.

Enfin l’Europe n’est pas en reste ses propres projets de constellation sécurisée comme ici avec SEAL SQ.

Un marché balbutiant mais prometteur

Le marché mondial des communications quantiques est encore jeune, mais il connaît déjà une croissance spectaculaire.

Valorisé à environ 0,90 milliard de dollars en 2024, il devrait atteindre 8,64 milliards de dollars d’ici 2033, avec un taux de croissance annuel impressionnant de 28,6 %. Cette dynamique repose sur plusieurs moteurs puissants : l’adoption progressive de la distribution quantique de clés (QKD) dans les secteurs sensibles comme la finance, la défense ou la santé, mais aussi l’émergence de nouvelles architectures comme les réseaux quantiques longue distance ou les constellations satellitaires sécurisées. Le marché se structure autour de différents segments, allant des solutions logicielles et matérielles aux services, en passant par les infrastructures de transmission (fibre optique ou satellite), avec une demande particulièrement forte des grandes entreprises et des États.

Géographiquement, l’Amérique du Nord domine aujourd’hui, grâce à des investissements publics massifs et un écosystème technologique mature, tandis que l’Asie-Pacifique s’impose comme la région la plus dynamique, portée notamment par la Chine, déjà en avance avec ses réseaux quantiques à grande échelle.

Derrière cette croissance, une réalité simple : dans un futur proche, la sécurité des communications ne sera plus une option technique, mais un enjeu stratégique majeur, au croisement de la souveraineté numérique, de la défense et de l’économie mondiale.

La constellation de satellites quantiques de SEAL SQ en un coup d’oeil :

La constellation de satellites quantiques de SEAL SQ.

Sources :

  • WISeKey, WISeKey’s Subsidiaries SEALSQ and WISeSat Announce Their Commercial Quantum Spatial Orbital Cloud (QSOC) (6 mars 2026),
    https://www.wisekey.com/press/wisekeys-subsidiaries-sealsq-and-wisesat-announce-their-commercial-quantum-spatial-orbital-cloud-qsoc
    communiqué officiel annonçant le lancement du Quantum Spatial Orbital Cloud (QSOC), une infrastructure combinant satellites et technologies quantiques pour sécuriser les communications et les données à l’échelle mondiale.
  • Straits Research, Quantum Communication Market Size, Share & Trends Analysis (consulté en 2026),
    https://straitsresearch.com/report/quantum-communication-market
    rapport de marché analysant la croissance du secteur des communications quantiques, porté par les besoins croissants en cybersécurité, les investissements publics et privés et le développement de réseaux sécurisés de nouvelle génération.

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Eric GARLETTI
Eric GARLETTIhttps://www.eric-garletti.fr/
Je suis curieux, défenseur de l'environnement et assez geek au quotidien. De formation scientifique, j'ai complété ma formation par un master en marketing digital qui me permet d'aborder de très nombreux sujets. Depuis 2025 Ambassadeur du Spatial pour le CNES

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