800 A320 sortis des chaînes de Tianjin : Airbus parle désormais aussi mandarin.
Airbus a annoncer avoir livré mercredi le 800e avion de la famille A320 assemblé dans son usine de Tianjin dans le nord de la Chine (Final Assembly Line Asia ou FALA pour l’acronyme utilisé chez Airbus).
Ce chiffre symbolise l’importance croissante que prend l’Asie dans l’aéronautique, en tant que client certes mais aussi désormais en tant que producteur d’avions de ligne.
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L’usine d’Airbus de Tianjin dépasse le chiffre symbolique de 800 A320 produit avant de voir beaucoup plus grand
Le premier avion est sorti en 2009 de l’usine de Tianjin. Il a fallu 11 ans pour produire les 500 premiers appareils… et seulement 5 années de plus pour atteindre les 800. Autant dire que la cadence s’accélère !
Le 800 avion livré est d’ailleurs un symbole en lui-même puisqu’il s’agit d’un A321neo commandé par Air China, le best-seller d’Airbus, toutes catégories confondues depuis quelques années.
Depuis octobre 2025, une deuxième ligne d’assemblage tourne à Tianjin. Objectif : doubler les cadences. Logique, quand on sait que la Chine aura besoin de plus de 9 000 nouveaux avions d’ici 2042, soit près d’un avion sur quatre de la demande mondial (aux alentours des 40 000).
Où se construisent les A320 ?
| Site | Lignes d’assemblage | Pays |
|---|---|---|
| Hambourg | 4 | Allemagne |
| Toulouse | 2 | France |
| Mobile (Alabama) | 2 | États-Unis |
| Tianjin | 2 | Chine |
Airbus a des raisons d’apprécier la Chine
Le marché aérien chinois est le plus dynamique du monde, devant les États-Unis et l’Europe. On y construit des dizaines d’aéroports chaque année, les compagnies s’y multiplient, et la classe moyenne s’y développe à un rythme record.
Airbus prévoit une croissance annuelle de 5,3 % du trafic passagers chinois sur les 20 prochaines années, contre 3,6 % au niveau mondial.
Face à cette vague, il faudra des avions. Beaucoup d’avions. Voilà pourquoi Airbus investit autant localement. Tianjin n’est plus un poste avancé : c’est une pièce centrale de son puzzle industriel.
Un partenariat sino-européen à haute valeur ajoutée
L’implantation à Tianjin s’inscrit dans quarante années de collaboration entre Airbus et la Chine. Une relation qui a commencé bien avant les livraisons en série, avec des transferts de compétences, des programmes conjoints, des accords avec les fournisseurs chinois, et des écoles de formation.
Les fournisseurs chinois sont désormais impliqués dans toute la chaîne de valeur, du fuselage aux composants d’intérieur.
La FALA de Tianjin n’est plus un poste avancé mais une pièce centrale du puzzle construit par Airbus.
L’A321neo : le roi du moyen-courrier mondial
Dans les airs, c’est lui qu’on voit le plus souvent. L’A321neo est aujourd’hui l’avion monocouloir le plus vendu au monde. Il peut transporter jusqu’à 244 passagers en configuration densifiée, franchir 7 400 km dans sa version XLR (attendue pour 2026), remplacer un gros-porteur sur des lignes secondaires, et consommer jusqu’à 20 % de carburant en moins par rapport à son prédécesseur.
Plus de 5 600 commandes enregistrées dans le monde, représentant près de 60 % des commandes de la famille A320neo.
Répartition mondiale des commandes (estimation fin 2025) :
| Région | Commandes estimées | Principaux clients |
|---|---|---|
| Asie-Pacifique | +1 600 | IndiGo, China Southern, Jetstar, VietJet |
| Amérique du Nord | +1 300 | Delta, American Airlines, JetBlue, Air Canada |
| Europe | +1 100 | Lufthansa, Wizz Air, easyJet, British Airways |
| Moyen-Orient | +700 | Qatar Airways, Saudia, flynas |
| Amérique latine & Afrique | +500 | LATAM, Avianca, Air Senegal |
| Total | 5 600+ appareils | — |
Une industrie domestique chinoise qui monte
En parallèle de son partenariat avec Airbus, l’industrie aéronautique chinoise a accompli des progrès spectaculaires ces dernières années, avec des ambitions qui vont bien au-delà de l’assemblage sous licence. L’exemple le plus visible : le COMAC C919, premier moyen-courrier chinois destiné à concurrencer frontalement les A320 et B737, désormais certifié et déjà en service chez China Eastern.
La Chine investit en outre massivement dans la recherche sur les matériaux composites, les turboréacteurs domestiques (type CJ-1000A), les avions régionaux comme l’ARJ21, et même dans des projets futuristes comme le vol supersonique ou les taxis aériens électriques. Ces avancées s’appuient sur un écosystème national en plein développement : centres d’essais, universités spécialisées, clusters technologiques dans des villes comme Xi’an, Chengdu ou Shenyang.

Source :
- Airbus Commercial Aircraft
- peopledaily.com.cn




Comment torpiller son industrie aéronautique …. En construisant en chine des airbus ….
Oui. Ces industriels ne voient rien, et ne pense qu’à marché et clients potentiels. Pourquoi ne pas mettre en parallèle ces chiffres avec ceux de Comac. Un jour, la Chine présentera de plus hautes technologies à meilleur prix, et la ces dirigeants n’auront pas leurs yeux pour pleurer mais une vie de retraités magnifiques dans les Provinces du Nord.
Y’a 4 lignes d’assemblages à Toulouse (2 sur le site st martin et 2 autres sur le site Lagardère)