Artemis II va aller plus loin qu’aucun humain n’est jamais allé et ce sera en grande partie grâce au module de service européen développé par Airbus

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Artemis II, un retour habité vers la Lune avec un cœur européen.

Si vous suivez l’actualité spatiale, vous le savez : le programme Artemis program va marquer le retour de l’humanité vers la Lune !

Ce que l’on sait moins, c’est que cette mission repose en partie sur une pièce essentielle fabriquée en Europe : le module de service européen (ESM), développé par Airbus pour le compte de l’Agence spatiale européenne.

Ce module, intégré au vaisseau Orion de la NASA, est désormais prêt, ravitaillé et installé sur son lanceur au centre spatial Kennedy.

Cette fois, il ne s’agira plus d’un test mais de faire aller l’équipage d’Artemis II là où aucun humain n’est encore jamais allé !

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Dans quelques semaines, des astronautes vont quitter l’orbite terrestre propulsés par un module européen

Quatre astronautes et une confiance totale dans l’ingénierie européenne

La mission Artemis II doit envoyer quatre astronautes autour de la Lune pour un voyage d’environ 10 jours.

À bord :

  • Reid Wiseman
  • Victor Glover
  • Christina Koch
  • Jeremy Hansen

Contrairement à Artemis I, cette fois, il y aura des vies humaines à bord. L’homme va donc retourner sur la Lune… du moins dans son orbite.

Et lorsque la capsule Orion quittera l’orbite terrestre, ce sont les moteurs du module européen qui seront activés.

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Le module de service : le véritable corps du vaisseau

Sans le module de service, la capsule Orion ne pourrait tout simplement pas fonctionner.

Ce module est à la fois :

  • le moteur
  • la centrale électrique
  • le système de survie

Concrètement, il fournit tout ce qui permet à l’équipage de rester en vie dans l’espace profond.

Intégration du module de service européen (ESM) pour le vaisseau habité Orion du programme Artemis program sur le site d’Airbus à Brême.De forme cylindrique (≈4 m), l’ESM dispose de quatre panneaux solaires déployables (19 m) et assure propulsion, manœuvres orbitales et contrôle d’attitude du vaisseau Orion. Crédit : Airbus.
Intégration du module de service européen (ESM) pour le vaisseau habité Orion du programme Artemis program sur le site d’Airbus à Brême.
De forme cylindrique (≈4 m), l’ESM dispose de quatre panneaux solaires déployables (19 m) et assure propulsion, manœuvres orbitales et contrôle d’attitude du vaisseau Orion.
Crédit : Airbus.

Il embarque notamment 90 kg d’oxygène et 240 kg d’eau, nécessaires pour maintenir des conditions habitables pendant toute la mission.

Une machine conçue pour survivre à l’extrême

Dans l’espace, les conditions peuvent changer brutalement. Le vaisseau passe d’une exposition directe au Soleil à des zones d’ombre glaciales.

Le module européen gère ces contraintes en permanence.

Ses panneaux solaires en croix produisent environ 11,2 kW d’électricité, tandis que son système thermique régule la température de la cabine. Sans cela, l’habitacle deviendrait rapidement invivable.

Côté propulsion, l’ESM dispose d’un ensemble impressionnant :

  • un moteur principal hérité de la navette spatiale
  • huit moteurs auxiliaires
  • vingt-quatre propulseurs pour le contrôle fin

Au total, 33 moteurs permettent de manœuvrer Orion sur des trajectoires extrêmement précises.

Le module de service européen Orion (ESM), développé par European Space Agency, assure l’alimentation, la propulsion et le support vital du vaisseau dans le cadre du programme Artemis.Crédit : Airbus Defence and Space GmbH © 2026.
Le module de service européen Orion (ESM), développé par European Space Agency, assure l’alimentation, la propulsion et le support vital du vaisseau dans le cadre du programme Artemis.
Crédit : Airbus Defence and Space GmbH © 2026.

Artemis II : un saut technologique par rapport à Apollo

Cette mission ne se contentera pas de reproduire ce qui a été fait dans les années 1960.

Elle introduit des capacités totalement nouvelles dont l’une des plus spectaculaires concerne les communications. Grâce à un système laser, Orion pourra transmettre des données à la Terre à des vitesses atteignant 260 mégabits par seconde.

Les images de la Lune ne seront plus floues et compressées comme à l’époque d’Apollo. Elles pourront être diffusées en quasi temps réel, en très haute définition.

Un moment clé : le pilotage manuel dans l’espace

Autre nouveauté importante : l’équipage prendra directement les commandes du vaisseau.

Lors d’une phase en orbite terrestre, les astronautes piloteront Orion manuellement à l’aide de manettes, en contrôlant les petits propulseurs du module de service.

Ce test permet de vérifier que le vaisseau reste pilotable en conditions réelles, avant d’entamer la trajectoire vers la Lune.

Une trajectoire qui repousse les limites humaines

La distance exacte parcourue dépendra de la position de la Lune au moment du lancement. Une chose est cependant certaine : l’équipage ira plus loin que tout être humain depuis plus de 50 ans.

Au point le plus éloigné, Orion pourrait dépasser le record d’Apollo 13.

Lorsque le vaisseau passera derrière la Lune, les astronautes seront totalement coupés de la Terre pendant quelques minutes. Une situation unique, où ils deviendront les humains les plus éloignés de notre planète de l’Histoire.

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Une cadence industrielle déjà en place

Airbus ne travaille pas sur un module unique, mais sur une série complète :

  • L’ESM-3 doit démontrer les capacités de rendez-vous en 2027
  • L’ESM-4 participera à une mission d’alunissage
  • Les ESM-5 et ESM-6 sont déjà en production

Cette logique industrielle marque une évolution majeure puisqu’on ne parle plus d’une mission exceptionnelle, mais d’une présence durable autour de la Lune.

Source : Airbus Defence and Space

Image de mise en avant :

Déploiement du lanceur Space Launch System pour la mission Artemis II, capturé par le satellite Pleiades Neo le 21 janvier 2026.

Crédit images : Airbus Defence and Space © 2026.

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Eric GARLETTI
Eric GARLETTIhttps://www.eric-garletti.fr/
Je suis curieux, défenseur de l'environnement et assez geek au quotidien. De formation scientifique, j'ai complété ma formation par un master en marketing digital qui me permet d'aborder de très nombreux sujets. Depuis 2025 Ambassadeur du Spatial pour le CNES

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