Une alliance pour changer le transport mondial.
Un avion si vaste qu’il pourrait transporter une éolienne entière, une fusée ou même un petit train. C’est exactement ce que promet le WindRunner, l’appareil développé par la société américaine Radia.
Nous en parlons de manière régulière sur Media24.fr mais le projet vient de franchir une étape importante en signant un partenariat stratégique avec Maximus Air, le spécialiste émirati du fret hors gabarit.
Ce duo pourrait rapproche le projet d’avion « le plus grand du monde » d’une réalité tangible.
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Le Windrunner reçoit un renfort de poids avec Maximus Air
Le WindRunner a été imaginé à l’origine pour transporter des pales d’éoliennes géantes de plusieurs dizaines de mètres de long.
Sa capacité de chargement interne serait six fois supérieure à celle de l’Antonov AN‑124, pourtant déjà une légende dans son domaine !
Il pourrait en théorie atterrir sur des pistes semi-préparées, là où l’infrastructure fait défaut, ce qui ouvre des portes dans les zones isolées, les bases avancées ou les régions touchées par une catastrophe.
Une alliance formalisée au Dubai Airshow 2025
Le partenariat entre Radia et Maximus Air été formalisé à l’occasion du Dubai Airshow 2025, le grand rendez-vous du secteur aéronautique au Moyen-Orient.
D’un côté, Radia apporte la bête : le WindRunner, cet avion hors normes encore en phase d’intégration mais dont les lignes générales sont connues. De l’autre, Maximus Air apporte l’expérience terrain, la flotte opérationnelle, les contacts gouvernementaux et commerciaux dans des marchés où le transport XXL est quotidien.
Cette collaboration cherche à intégrer le WindRunner dans des missions concrètes, dès son entrée en service, avec des routes définies, des clients ciblés et un plan de montée en charge.

Une réponse à un manque mondial criant
La demande pour le fret hors gabarit est en explosion, portée par plusieurs secteurs très concrets :
- l’énergie (éolien offshore, turbines, batteries géantes),
- la défense (chars, radars, systèmes mobiles),
- l’aérospatial (satellites, modules de lancement),
- la construction industrielle (centrales modulaires, usines démontables),
- la réponse d’urgence (hôpitaux mobiles, stations de désalinisation).
Le problème, c’est que la flotte mondiale capable de répondre à ces besoins est vieille. Les Antonov vieillissent, les IL‑76 ne sont pas toujours en état, les plateformes adaptées sont rares et chères à maintenir.
Le WindRunner (sur le papier) semble cocher toutes les cases avec du volume, de la réactivité, une faible dépendance à l’infrastructure au sol, et une compatibilité avec les standards de sécurité actuels.
Comment ça va marcher ?
Le WindRunner n’est pas encore en vol, mais son cahier des charges est connu :
- Il sera modulaire, avec un accès par l’arrière pour faciliter le chargement.
- Il pourra décoller sur des pistes semi-dures de 1 800 mètres, soit l’équivalent d’un terrain militaire sommairement aménagé.
- Son fuselage, s’il tient les promesses, permettrait d’emporter des charges jusqu’à 30 mètres de long pour 5 mètres de haut, ce qui dépasse largement les normes actuelles du fret aérien.
- Il serait piloté de manière classique, sans automatisation excessive, pour pouvoir s’insérer dans les couloirs aériens civils.
Ni dirigeable, ni drone ce sera un avion au sens « classique » du terme, mais conçu pour des charges non conventionnelles.
Maximus, un partenaire qui connaît le terrain
Maximus Air, de son côté a déjà pas mal « roulé sa bosse » :
- Fondée en 2005,
- Filiale du Abu Dhabi Aviation Group,
- Opérant des Antonov AN‑124‑100 et des IL‑76TD,
- Spécialisée dans les missions complexes : opérations humanitaires, fret gouvernemental, missions offshore, réponse aux urgences.
Autrement dit, la société émiratie sait ce qu’implique transporter des charges qui n’entrent pas dans les cases. Elle sait aussi négocier avec des États, gérer les autorisations, planifier la logistique au sol, bref, tout ce que l’ingénierie seule ne suffit pas à anticiper.
Ce partenariat pourrait ainsi assurer au futur mastodonte des airs une route toute tracée vers le succès commercial.

Source : Communiqué de presse de Radia du 17 novembre 2025




Quel est le modèle économique pour développer et fabriquer un tel avion. Comment être capable de certifier un tel engin. Comment en assurer la maintenance? Qui finance ce bidul. AIRBUS a stoppé a380, produit à 250 exemplaires, à peine plus petit. Cet appareil ne coche aucune case, et ne possède aucun avenir, ni présent.