Airbus va tester le dernier bijou en provenance de Chine dans ses usines : le robot humanoïde Walker S2

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Des robots pour produire des avions.

Airbus vient d’acheter le Walker S2, robot humanoïde de dernière génération développé par l’entreprise chinoise UBTech Robotics, afin d’explorer concrètement ses usages dans ses sites de production.

Ce n’est encore qu’un test mais c’est déjà tout un symbole !

Lire aussi :

Airbus teste le robot Walker S2 dans ses usines

Le Walker S2 mesure 1,76 mètre, soit à peu près la taille d’un opérateur humain.
Il est pensé pour évoluer dans des ateliers déjà existants (donc sans adaptation préalable). Il a des mains capables de manipuler des objet et soulever jusqu’à 15 kg (ce qui couvre une grande partie des tâches répétitives à faible valeur ajoutée). Sa vision embarquée lui permet en outre de se repérer dans l’espace.

Enfin il intègre un système rare à ce stade : un échange de batterie autonome, permettant une utilisation quasi continue. Donc pas besoin de l’arrêter ni d’intervention humaine pour le recharger !

La France va devenir la première nation au monde à utiliser ce nouveau type de drones signé Airbus et ainsi passer de retardataire à précurseur dans leur utilisation

Un test en condition réelle

Airbus ne communique pas sur les tâches exactes confiées au robot. C’est volontaire.
L’objectif n’est pas d’annoncer une révolution immédiate, mais d’évaluer la pertinence réelle de l’humanoïde dans l’aviation, un secteur où la qualité, la sécurité et la répétabilité priment sur la vitesse pure.

Dans une usine aéronautique, chaque geste compte, chaque erreur coûte cher. Tester un humanoïde, c’est vérifier s’il peut :

  • assister un opérateur sans gêner son flux
  • intervenir sur des tâches pénibles ou répétitives
  • fonctionner dans un environnement complexe, bruyant, contraint

Une stratégie chinoise d’expansion industrielle assumée

Ce partenariat avec Airbus s’inscrit dans un mouvement mondial d’entreprise qui ont bien compris que l’avenir sera robotique.
Texas Instruments, BYD, Foxconn pour ne citer qu’eux l’utilisent également.

UBTech pousse ses robots là où l’industrie est la plus exigeante, pour accélérer leur maturité : aviation, semi-conducteurs, automobile électrique etc.

Mille robots produits, et ce n’est qu’un début

Fin décembre, 1 000 Walker S2 avaient déjà été produits dans l’usine de Liuzhou, dans le sud de la Chine.
Ce chiffre peut sembler modeste comparé à l’automobile. Il est très élevé pour un humanoïde industriel.

Encore plus parlant. Les commandes ont atteint environ 1,4 milliard de yuans, soit près de 180 millions d’euros, sur l’année écoulée.
UBTech anticipe des livraisons de plusieurs dizaines de milliers de robots industriels sur l’année en cours.

À ce niveau-là, on ne parle plus d’un pari technologique, mais d’un changement d’échelle.

UBTech Robotics, le précurseur

Fondée en 2012 à Shenzhen, UBTech Robotics s’est introduite en bourse à Hong Kong fin 2023.
Elle n’est pas la seule à travailler sur des humanoïdes. Elle est en revanche l’une des rares à en produire, vendre et déployer réellement, hors laboratoire.

Le Walker S2 n’est pas un robot « universel ». Il n’a pas vocation à remplacer un technicien aéronautique.
Il vise plutôt à soulager, assister, prolonger l’humain dans l’usine, sur des tâches où la fatigue, la répétition et la pénibilité finissent par peser sur la qualité.

En acceptant de tester ce robot venu de Chine, Airbus envoie un signal clair.
L’humanoïde industriel n’est plus un concept lointain.

Il devient un outil que l’on évalue, chiffres à l’appui, dans les ateliers les plus exigeants du monde.

Personne ne le sait mais la France tient depuis 305 ans et devant le Royaume-Uni le record du plus ancien service d’hydrographie du monde

Pourquoi choisir un robot chinois ? Car il n’y a pas vraiment le choix !

À l’échelle du marché mondial, le test mené par Airbus s’inscrit dans un basculement déjà bien engagé. Selon un rapport publié par le cabinet londonien Omdia, environ 13 000 robots humanoïdes ont été livrés dans le monde en 2025, et plus de 80 % de ces unités ont été produites par des entreprises chinoises. En tête, AgiBot revendique plus de 5 100 robots livrés sur l’année, soit près de 40 % du marché mondial, suivi par Unitree Robotics avec environ 4 200 unités. UBTech Robotics, de son côté, a livré près de 1 000 Walker S2, principalement destinés à des usages industriels et commerciaux.

À titre de comparaison, les acteurs américains comme Figure AI, Agility Robotics ou Tesla restent encore sur des volumes de quelques centaines d’unités par an. La Chine semble avoir pris une bonne longueur d’avance sur le marché des robots !

Source :

  • South China Morning Post, China’s UBTech partners with Airbus to bring humanoid robots to aviation manufacturing, 19 janvier 2026
  • PrototypingChina.com

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Guillaume AIGRON
Guillaume AIGRON
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