La Suisse dévoile sa grande découverte qui va ouvrir une nouvelle voie pour générer de l’électricité avec de l’eau et de la lumière : l’hydrovoltaïque

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La Suisse remet l’eau et la lumière à l’honneur dans la production d’électricité.

Des chercheurs suisses de l’École polytechnique fédérale de Lausanne ont mis au point un nouveau nanodispositif capable de produire de l’électricité à partir de l’évaporation de l’eau salée, en exploitant simultanément la chaleur et la lumière.

Si l’idée n’est pas forcément nouvelle, ce qui l’est beaucoup plus c’est que le nouveau concept délivrerait jusqu’à cinq fois plus d’énergie que les dispositifs hydrovoltaïques « classiques » !

Lire aussi :

La Suisse propose un nouveau nanodispositif pour transformer l’évaporation de l’eau salée en électricité grâce à la chaleur et à la lumière

L’effet hydrovoltaïque exploite des phénomènes microscopiques :

  • évaporation,
  • déplacement d’ions,
  • séparation de charges à l’interface solide-liquide.

Autrement dit, l’électricité ne vient pas d’un flux massif d’eau, mais de la dynamique moléculaire à la surface d’un matériau.

Ce qui est intéressant c’est que ça peut même fonctionner à très petite échelle !

La compétition entre la France et la Finlande est lancée pour le contrôle de cette nouvelle génération de réacteurs nucléaires qui ne produiront pas un watt d’électricité

Une architecture en trois couches, pensée à l’échelle nanométrique

Le dispositif suisse repose sur du silicium, un semi-conducteur qu’on ne présente plus.

Mais ici, il est structuré en nanopiliers, des sortes de micro-forêts de silicium à l’échelle du milliardième de mètre.

Le système comporte trois couches distinctes :

  1. une couche d’évaporation en surface,
  2. une couche de transport ionique,
  3. une couche de collecte de charges électriques.

Lorsque l’eau salée s’évapore sous l’effet de la chaleur, les ions se déplacent. Cette migration crée une séparation de charges positives et négatives à l’interface entre le liquide et le solide.

Cette séparation génère ainsi un champ électrique.

Le rôle clé de la lumière, pas seulement de la chaleur

L’évaporation accélérée par la chaleur, on connaît.

Ce qui est nouveau ici, c’est l’usage combiné avec la lumière.

Les photons frappent le silicium et excitent les électrons du semi-conducteur.

En parallèle, la chaleur modifie la charge de surface du matériau, qui devient plus négative. Cette double action améliore le contrôle du flux d’ions dans l’eau et du flux d’électrons dans le dispositif.

De cette manière… la production d’énergie est multipliée par cinq !

Les chercheurs annoncent une tension d’environ 1 volt et une densité de puissance de 0,25 watt par mètre carré.

Un problème majeur enfin maîtrisé : la corrosion

Les dispositifs hydrovoltaïques souffrent d’un défaut bien connu.

L’exposition prolongée à l’eau salée, combinée à la chaleur et à la lumière, peut dégrader rapidement les matériaux.

Pour éviter cela, l’équipe suisse a ajouté un revêtement en oxyde sur les nanopiliers de silicium. Ce bouclier limite les réactions chimiques indésirables tout en conservant la stabilité électrique.

Autrement dit : le système ne s’effondre pas après quelques cycles.

Vers des dispositifs autonomes sans batterie ?

À première vue, 0,25 watt par mètre carré ne semble pas colossal.

Mais l’objectif n’est pas d’alimenter une ville.

Ce type de technologie vise :

  • des capteurs environnementaux,
  • des objets connectés marins (comme des balises marines),
  • des dispositifs portables,
  • des systèmes autonomes sans batterie chimique.

Dans ces applications, quelques milliwatts continus peuvent suffire.

Une énergie toujours là, mais jamais exploitée

L’effet hydrovoltaïque existe naturellement.

Chaque fois que de l’eau s’évapore au contact d’un matériau, des phénomènes électriques microscopiques se produisent.

La nouveauté ici n’est pas l’effet en lui-même, mais la capacité à :

  • contrôler les ions,
  • contrôler les électrons,
  • optimiser la géométrie nanométrique,
  • stabiliser la production.

Autrement dit, transformer un phénomène diffus en source exploitable.

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Une brique de plus dans le paysage énergétique décentralisé

L’hydrovoltaïque ne remplacera pas l’éolien ou le solaire (et encore moins le nucléaire).

Mais elle peut compléter l’écosystème énergétique pour des usages ultra-localisés.

Dans un monde où l’on cherche à réduire les batteries chimiques, à limiter les maintenances et à multiplier les capteurs intelligents, ce type de microgénération pourrait s’avérer un allié précieux de plus.

L’énergie hydrovoltaïque par évaporation en un coup d’oeil :

Énergie hydrovoltaïque par évaporation

Sources :

  • Enhancing hydrovoltaic power generation through coupled heat and light-driven surface charge dynamics. ( en français : « Amélioration de la production d’énergie hydrovoltaïque grâce à des dynamiques de charge de surface couplées, induites par la chaleur et la lumière »)
    Nature Communications 17, 1541 (2026).
    https://doi.org/10.1038/s41467-025-68261-8
  • EPFL (École polytechnique fédérale de Lausanne), Nanodevice produces continuous electricity from evaporation, 19 février 2026

 

 

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Guillaume AIGRON
Guillaume AIGRON
Très curieux et tourné vers l'économie, la science et les nouvelles technologies, (particulièrement ce qui touche à l'énergie et les entreprises françaises) je vous propose de de découvrir les dernières actualités autour de cette passion

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