Ce satellite français établit un nouveau standard dans le monde en devenant le premier à faire passer un signal 5G à un relais terrestre sans perte

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Un satellite OneWeb réussit pour la première fois un “passage de relais” quantique avec la Terre.

Le laboratoire 5G/6G de l’ESA à l’ESTEC, centre névralgique du spatial européen a été témoin d’un événement historique pour l’Europe de l’espace. Pour la première fois au monde, un signal 5G-Advanced New Radio a été transféré sans coupure d’un terminal terrestre vers un satellite en orbite terrestre basse ou OTB (en anglais : low earth orbit ou LEO).
Une prouesse technique réalisée grâce à l’ESA, Eutelsat OneWeb, Airbus, MediaTek, et une poignée d’acteurs pointus venus de toute l’Europe et d’Asie.

Ce test marque un tournant dans l’intégration des réseaux terrestres et non-terrestres (NTN). À la clé ? Un monde où la connectivité 5G pourra suivre vos pas même en pleine mer, dans un désert ou au sommet de l’Atlas.

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Comme une main tendue entre la Terre et l’orbite

Jusqu’à présent, faire passer un signal 5G d’un relais terrestre à un satellite LEO était synonyme de perte de signal, de latence, voire d’échec pur et simple. Les procédures de “handover” (passage d’un relais à un autre) de la 5G n’étaient tout simplement pas conçues pour gérer des objets qui filent à 27 000 km/h à 1 200 km d’altitude.

Le secret de cette réussite réside dans un nouveau protocole baptisé Conditional Handover. Contrairement à un transfert classique, il anticipe le passage du satellite au-dessus de l’horizon, se prépare à activer la connexion dans une fenêtre temporelle très étroite, et la déclenche sans interruption de service.

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C’est quoi la 5G-Advanced New Radio (5G-ANR) et à quoi ça sert ?

5G-Advanced New Radio (5G-ANR), c’est la prochaine grande évolution de la 5G, souvent surnommée “5G phase 2”. Elle garde les mêmes bases techniques (ondes millimétriques, MIMO massif, découpage réseau), mais y ajoute des capacités beaucoup plus intelligentes et flexibles.
La 5G-ANR correspond à la version 3GPP Release 18 des standards télécoms, publiée à partir de 2024-2025, et prépare directement le terrain pour la 6G.

Ce qu’elle apporte concrètement :

Domaine Amélioration clé
Performance radio Meilleure couverture, stabilité accrue dans les zones denses ou rurales, débit crête jusqu’à 10 Gb/s.
Efficacité énergétique Réduction de 20 à 30 % de la consommation électrique grâce à une gestion dynamique des antennes et à l’IA embarquée.
Latence ultra-basse Temps de réponse inférieur à 1 ms pour les applications critiques (industrie, véhicules autonomes).
IA intégrée L’intelligence artificielle optimise en temps réel la propagation, la puissance et le routage des signaux.
Communication satellite Compatibilité native avec les constellations LEO (Low Earth Orbit), permettant de passer un signal 5G d’un relais terrestre à un satellite, et inversement (ce qu’on appelle la NTN : Non-Terrestrial Network).
Positionnement précis Localisation sans GPS, avec une précision d’environ 10 cm.

Airbus, OneWeb, MediaTek : l’Europe prend l’avantage

Cette démonstration est le fruit d’un effort collectif à haute valeur stratégique, piloté dans le cadre du programme Space for 5G/6G & Sustainable Connectivity de l’ESA. Côté satellites, c’est Airbus qui a construit les engins OneWeb utilisés pour ce test, démontrant au passage l’agilité de ses plateformes LEO.

MediaTek, le géant taïwanais des semi-conducteurs, a conçu les terminaux utilisateurs compatibles 5G-NTN, tandis que Sharp fournissait l’antenne directionnelle embarquée. Le tout a été testé et mesuré par Rohde & Schwarz et ITRI, avec des instruments capables de simuler les canaux Ku-band en conditions extrêmes.

Côté européen, cette démonstration s’inscrit aussi dans la continuité d’un Memorandum of Intent signé en septembre entre ESA, Eutelsat et Airbus pour promouvoir des démonstrations 5G par satellite.

Un test et des conséquences massives

Au-delà de la prouesse technique, ce test valide un scénario pour le futur de la connectivité planétaire. Grâce à cette technologie, il devient envisageable de mailler la planète entière avec de la 5G, en s’appuyant sur des constellations LEO pour combler les zones blanches, réduire la fracture numérique, et assurer la résilience des réseaux face aux crises.

Dans les années à venir, les satellites 5G pourraint desservir :

  • Les zones rurales isolées
  • Les sites industriels hors réseau
  • Les véhicules connectés (aéronefs, navires, trains)
  • Les interventions de secours post-catastrophe
  • Les opérations militaires déployées sans infrastructure au sol

Grâce au support réglementaire des autorités néerlandaises pour les licences d’expérimentation, et au pilotage rigoureux de l’ESA, l’Europe a pris une longueur d’avance sur le déploiement commercial du 5G NTN (New Radio – Non-Terrestrial Networks).

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Une brique de plus dans l’édifice 6G

L’ESA ne s’en cache pas : cette réussite est le prélude à la norme 6G. Loin d’être une simple version boostée de la 5G, la 6G ambitionne une intégration native des satellites dans l’architecture du réseau, avec un usage généralisé de l’IA, de la virtualisation, et des communications à ultra faible latence.

La capacité à réaliser des transferts de connexion dynamiques entre sol et ciel est donc une fonction essentielle, sans laquelle la 6G restera une promesse sur le papier.

Source : https://connectivity.esa.int/news/esa-eutelsat-airbus-mediatek-and-partners-successfully-test-5gadvanced-nrntn-connection-over-oneweb-leo-satellites-conditional-handover

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Guillaume AIGRON
Guillaume AIGRON
Très curieux et tourné vers l'économie, la science et les nouvelles technologies, (particulièrement ce qui touche à l'énergie et les entreprises françaises) je vous propose de de découvrir les dernières actualités autour de cette passion

2 Commentaires

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