Une machine de picking pensée comme un couteau suisse.
Chaque jour en France, plus de 3 millions de colis sont préparés, scannés, déplacés et livrés dans des entrepôts où le moindre mètre carré est optimisé au centimètre près. L’ensemble du secteur logistique emploie près de 800 000 personnes, souvent dans des conditions physiques exigeantes, entre cadence soutenue et gestes répétitifs.
Dans ce ballet quotidien de palettes et de transpalettes, le préparateur de commandes au sol reste l’un des maillons essentiels, celui qu’on oublie parfois, mais sans qui les délais ne tiennent pas.
C’est dans cet univers intense que débarque la nouvelle série de préparateurs de commandes Toyota OPTIO-L, dévoilée au salon LogiMAT 2025. Un outil pensé non pas comme un simple engin, mais comme une prolongation du corps et du rythme de l’opérateur, avec une seule idée en tête : travailler plus vite, plus longtemps, sans s’user.
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Toyota présente l’OPTIO-L qui va faciliter la vie des 800 000 personnes travaillant dans la logistique en France
Pour les plus néophytes d’entre vous (tout le monde ne travaille pas dans la logistique), le picking, ou préparation de commandes, désigne l’action de prélever manuellement des produits dans un entrepôt pour composer une commande destinée à un client ou à un point de distribution.
Imaginez maintenant devoir grimper et descendre d’un engin une centaine de fois par jour, tout en soulevant jusqu’à 2,5 tonnes de marchandises !
La série OPTIO-L pousse très loin le soin porté à l’opérateur. L’accès est abaissé, la plateforme monte jusqu’à 1,195 mètre, et permet ainsi d’atteindre des colis placés à 2,8 mètres de hauteur sans se contorsionner.
On trouve aussi de vraies attentions : protection des genoux, plateforme à amortissement renforcé pour limiter les vibrations, et même des boutons de marche latéraux, pour que le préparateur puisse manœuvrer en avançant à pied, sans grimper à chaque fois.
Travailler devient plus fluide, un peu comme si on remplaçait un escabeau branlant par un ascenseur silencieux.
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Un marché en pleine mutation
Le marché mondial des préparateurs de commandes représente plus de 2 milliards d’euros par an, en croissance continue depuis l’essor du commerce en ligne. Rien qu’en Europe, on estime que plus de 70 000 unités sont vendues chaque année, principalement dans les entrepôts de grande distribution, de l’agroalimentaire ou du textile.
Et ce n’est pas qu’une question de volume. La demande évolue rapidement vers des machines plus flexibles, moins énergivores, plus sûres.
Les grands groupes cherchent à automatiser partiellement, mais les tâches de picking restent très humaines, et donc très dépendantes d’outils capables de s’adapter à la variabilité des gestes. C’est précisément ce que Toyota vise ici.
Une machine qui pense à son empreinte
Côté énergie, Toyota ne s’est pas contenté de rafistoler l’ancien modèle. Le gain en efficacité atteint 10 % par rapport à la génération précédente.
Cela passe par une réduction du poids des composants, et surtout une offre élargie de batteries, allant du bon vieux plomb-acide aux batteries lithium-ion haute performance, bien plus légères et durables.
Résultat : on consomme moins, on change moins souvent, on gagne du temps et de l’argent à l’usage.
Chaque détail a son rôle
Six modèles ont été repensés, du plus léger au plus costaud, avec ou sans plateforme, avec ou sans fourche élévatrice.
Le but est simple : proposer une réponse adaptée à chaque configuration d’entrepôt. Qu’on soit en picking d’épicerie fine ou de pièces automobiles, l’outil doit suivre.
Les opérateurs peuvent aussi personnaliser leur environnement de travail avec des rangements additionnels, ce qui n’a l’air de rien, mais permet d’éviter les allers-retours inutiles. Et comme souvent dans ce genre de métier, chaque pas évité est une goutte de sueur de moins.
Une sécurité qui ne se résume pas à une alarme
Dans le feu de l’action, on oublie souvent que la logistique est un sport de combat. Des charges lourdes, des couloirs étroits, des humains et des machines en mouvement… le risque est partout.
Toyota intègre ici un système de démarrage par code PIN, des feux d’avertissement bleus ou rouges, et surtout une gestion intelligente de la vitesse en virage ou en charge, baptisée Optimised Truck Performance.
C’est un peu l’équivalent d’un assistant de conduite sur voiture : ça ralentit quand il faut, sans qu’on ait à y penser. La machine devient un allié, pas juste un outil.

Une maintenance pensée pour les vrais gens
Les machines parfaites n’existent pas. Il faut les entretenir. Ici, Toyota a pris une option claire : rendre l’accès aux composants aussi simple que possible.
On ouvre, on accède, on remplace. Pas besoin d’un diplôme d’ingénieur ni de démonter la moitié de l’appareil pour changer une pièce.
Ce genre de détail évite les immobilisations inutiles. Et dans un entrepôt, chaque heure perdue, c’est de l’argent qui s’envole.
Une philosophie industrielle qui transpire dans chaque boulon
Derrière cette nouvelle série, il y a une vision assez claire de ce que doit être un outil logistique moderne : un concentré d’ergonomie, d’intelligence, d’efficacité.
Toyota n’a pas juste « amélioré un chariot ». Il a réécrit sa partition pour s’adapter à un monde où le e-commerce explose, où les rythmes de livraison s’intensifient, et où le confort au travail devient un vrai enjeu de recrutement.
De plus, 98% de ses produits étant fabriqués à Ancenis, ces préparateurs de commandes portent aussi en eux un petit accent français, ce qui ne gâche rien !
Sources :
- Communiqué de presse de Toyota Handling
- Volume de colis préparés par jour en France : 3 millions
Estimation basée sur les données de La Poste, Geopost, Amazon France Logistique, Mondial Relay, Colissimo, etc. Pour 2022-2024, la Fevad (Fédération du e-commerce) indiquait environ 1,2 milliard de colis expédiés par an en France, soit un peu plus de 3 millions de colis par jour en moyenne. - Emplois dans la logistique en France : environ 800 000
Chiffre fourni par l’INSEE et l’Observatoire Prospectif des Métiers et des Qualifications dans les Transports et la Logistique (OPTL). Le nombre d’emplois dans le secteur logistique dépasse les 750 000 en 2023, en comptant entrepôts, transport, et logistique urbaine. - Marché mondial des préparateurs de commandes : 2 milliards d’euros
Estimation basée sur les rapports de marché d’Interact Analysis, Markets & Markets et Research and Markets. Le marché global des équipements de type order picker est évalué à 2 à 3 milliards d’euros, avec une croissance annuelle d’environ 5 % à 6 %. - Ventes annuelles en Europe : 70 000 unités environ
Estimations issues des statistiques de la Fédération Européenne de la Manutention (FEM) et de l’association WITS (World Industrial Truck Statistics). Sur les 450 000 chariots industriels vendus en Europe chaque année, environ 15 % à 20 % sont des préparateurs de commandes, soit 60 000 à 80 000 unités.



