6 000 kilomètres de lignes ferroviaires en Amérique latine pour Alstom et un nouveau contrat de 23 millions d’euros qui vient s’ajouter pour le métro de Quito

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Quito : quand la signalisation devient le « cerveau » d’un métro

Dans un métro, les voyageurs regardent les quais, les rames, parfois les écrans d’information. Presque personne ne pense à ce qui se passe derrière les murs du tunnel.

Pourtant, la circulation des trains repose aussi sur un système invisible : la signalisation.

Il se trouve qu’en la matière, le leader mondial est français et vous le connaissez bien puisqu’il s’agit d’Alstom qui domine le marché avec plus de 14% de parts en 2024, devant Thales, Siemens et Hitachi. Elle excelle particulièrement dans les systèmes CBTC (Communication-Based Train Control), déployés sur 190 lignes de métro dans 32 pays, couvrant plus de 2 500 km.

Alstom vient encore de renforcer ce statut en signant un nouveau contrat en Équateur pour la ligne 1 du métro de Quito. L’entreprise française assurera la maintenance préventive et corrective du système de signalisation, ainsi que la gestion de l’obsolescence et les mises à jour techniques de la ligne de métro la plus importante d’une ville de 2,1 millions d’habitants (pour le district) très dynamique.

Le contrat représente 27 millions de dollars, soit environ 23 millions d’euros, pour une durée de 48 mois. Les opérations ont démarré en mars 2026.

Lire aussi :

Alstom décroche un contrat de 24,8 millions d’euros pour le métro de Quito

La ligne 1 du métro de Quito utilise CITYFLO 350, un système développé par Alstom.

CITYFLO 350 est un système CBTC. Au lieu de découper la voie en blocs fixes comme dans les anciens métros, le système calcule en permanence la position exacte de chaque train. Les rames peuvent alors circuler plus près les unes des autres tout en restant parfaitement sûres.

On peut comparer cela à un régulateur de vitesse intelligent sur autoroute. Chaque véhicule adapte sa distance en fonction de celui qui le précède.

Dans un métro, ce système permet :

  • une fréquence de trains plus élevée
  • une circulation plus fluide
  • une meilleure utilisation des infrastructures

Pour une ville dense comme Quito, ces gains sont déterminants.

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La maintenance : un travail permanent dans les coulisses du métro

La signalisation est souvent invisible pour les passagers. Lorsqu’elle fonctionne correctement, personne ne s’en aperçoit.

C’est justement l’objectif.

Le contrat signé avec Alstom prévoit plusieurs types d’interventions :

  • inspections régulières du système
  • surveillance continue des équipements
  • maintenance corrective en cas de problème
  • mise à jour des logiciels et gestion de l’obsolescence

Concrètement, des équipes techniques vérifient les équipements installés dans les tunnels, les armoires électriques, les capteurs et les systèmes de contrôle.

Le but est simple : éviter toute interruption de service.

Un métro transporte des dizaines de milliers de passagers chaque jour. Une panne de signalisation peut bloquer toute la ligne. La maintenance préventive consiste justement à détecter les anomalies avant qu’elles ne provoquent un arrêt.

La ligne 1 du métro de Quito : un axe vital pour la capitale équatorienne

La ligne 1 constitue aujourd’hui l’axe central de mobilité de Quito.

Elle relie plusieurs quartiers majeurs de la capitale et permet de réduire considérablement les temps de trajet dans une ville située à 2 850 mètres d’altitude, entourée de reliefs qui compliquent la circulation routière.

Dans ce contexte, un métro performant joue un rôle déterminant.

Un train de métro transporte en quelques minutes l’équivalent de plusieurs centaines de voitures. La réduction de la congestion routière se traduit par :

  • moins de pollution
  • moins de temps perdu dans les transports
  • une mobilité urbaine plus stable

La signalisation agit ici comme le système nerveux de l’infrastructure. Elle coordonne les trains, régule les flux et assure la sécurité de l’ensemble.

Quito est au centre d'une mégalopole dynamique de plus de 2 millions d'habitants en Équateur.
Quito est au centre d’une mégalopole dynamique de plus de 2 millions d’habitants en Équateur.

Des équipes équatoriennes au cœur du projet

Le contrat prévoit  également la mobilisation d’équipes techniques équatoriennes, avec des programmes de formation et de transfert de compétences.

Dans les grands projets ferroviaires, cette phase est essentielle. Les infrastructures doivent fonctionner pendant plusieurs décennies. Les équipes locales doivent donc maîtriser parfaitement les systèmes installés.

Ce transfert de connaissances concerne :

  • la maintenance des équipements électroniques
  • le diagnostic des anomalies
  • la gestion des logiciels de signalisation
  • les procédures d’intervention en tunnel

L’objectif est de créer une expertise locale durable autour de ces technologies.

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Une présence ferroviaire massive d’Alstom en Amérique du Sud

Alstom  est un groupe particulièrement présent en Amérique du Sud où le groupe participe à plusieurs projets majeurs de transport urbain et ferroviaire. Il a notamment fourni des trains, des systèmes de signalisation ou des équipements d’infrastructure pour le métro de Santiago au Chili, plusieurs lignes du métro de São Paulo au Brésil, le métro de Lima au Pérou, ainsi que pour des réseaux ferroviaires urbains en Colombie et en Argentine.

L’entreprise intervient également dans le domaine du tramway. En Équateur, elle a fourni les rames Citadis et les équipements d’électrification du tramway de Cuenca, qui transporte environ 25 000 passagers par jour.

Au total, plus de 6 000 kilomètres de lignes ferroviaires en Amérique latine utilisent aujourd’hui des systèmes de signalisation d’Alstom, avec plus de 2 000 équipements embarqués installés dans les trains.

Sources :

  • Alstom, Alstom renforce sa présence en Équateur avec un nouveau contrat de maintenance pour le métro de Quito (4 mars 2026),
    communiqué officiel annonçant la signature d’un nouveau contrat de maintenance pour le métro de Quito.
  • Global Market Insights, Railway Signaling System Market Size, Share & Forecast (consulté en 2026),
    rapport de marché analysant la croissance mondiale du secteur des systèmes de signalisation ferroviaire, porté par la modernisation des réseaux, l’urbanisation et l’adoption de technologies avancées de contrôle des trains.
  • Alstom, CBTC Alstom : leader mondial des solutions de signalisation haute capacité (consulté en 2026),
    page technologique présentant la solution CBTC (Communication-Based Train Control) développée par Alstom, ses principes de fonctionnement, ses performances en matière de capacité et de sécurité, ainsi que ses applications dans les réseaux de métro à forte densité.

Image de mise en avant : En visite autour de Quito, en Équateur… vue de la ville de Quito depuis le centre historique, au monument de la Vierge du Panecillo — crédit : Murray Foubister.

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Guillaume AIGRON
Guillaume AIGRON
Très curieux et tourné vers l'économie, la science et les nouvelles technologies, (particulièrement ce qui touche à l'énergie et les entreprises françaises) je vous propose de de découvrir les dernières actualités autour de cette passion

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