À Paris, le tourisme reste une valeur sûre.
Malgré un mois de janvier plutôt en baisse, le tourisme se porte bien sur la capitale française qui a su rebondir en février avec un record de taux d’occupation pour la Saint-Valentin.
Petit zoom sur ces chiffres du début d’année qui sont loin de ne concerner que le secteur du tourisme et de l’hôtellerie !
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Paris rectifie le tir en février après un mois de janvier « passable » pour le tourisme
Le taux d’occupation progresse à l’échelle du Grand Paris de +3,5 %. À l’intérieur de Paris, la hausse atteint +3,3 %. La petite couronne fait donc un peu mieux que le centre historique.
Voilà un signal intéressant. Les visiteurs élargissent leur terrain de jeu et dorment à Saint-Denis, à Montreuil, à Issy-les-Moulineaux. Ils consomment local, prennent le métro… et remplissent les restaurants de quartier que j’aime tant quand je viens sur Paris !
Cette dynamique repose sur deux piliers :
- La clientèle française.
- Les marchés court et moyen-courriers.
Certains pays accélèrent franchement :
- Espagne : +10 % d’arrivées aériennes.
- Maroc : +10 %.
- Allemagne : +10 %.
- Pologne : +10 %.
- Irlande : +10 %.
À l’inverse, le Royaume-Uni poursuit sa glissade. La tendance dure depuis plusieurs mois. Le Brexit continue de laisser des traces dans les habitudes de voyage.
Pendant ce temps, les aéroports parisiens enregistrent une hausse globale de +2,6 % des arrivées aériennes. Londres chute de -6,6 %. La concurrence européenne existe. Paris tient le choc.
Quand le rugby fait grimper les chambres à 86,7 %
Le 5 février 2026, le Stade de France a joué son rôle de locomotive. Match d’ouverture du Tournoi des Six Nations. Résultat immédiat : 86,7 % de taux d’occupation hôtelier cette nuit-là. C’est +7,2 % par rapport au 5 février 2025 rappelant qu’un événement sportif bien placé peut transformer un simple week-end d’hiver en machine à remplir les établissements.
La clientèle française a fortement contribué à cette hausse. Les Irlandais ont débarqué en nombre impressionnant :
- +183 % le 4 février.
- +628 % le 5 février.
- +337 % le 6 février.
Quand un stade de 80 000 places se remplit, ce ne sont pas seulement des tribunes qui vibrent. Ce sont des hôtels, des brasseries, des caves à vin, des marchés de producteurs qui tournent à plein régime.
Saint-Valentin : 94,4 % d’occupation, le pic de l’année
Le 14 février tombait un samedi en 2026. Timing parfait. Résultat : 94,4 % d’occupation hôtelière. C’est la nuit la plus haute depuis le début de l’année. La progression atteint +10,9 % par rapport à 2025 !
Ce chiffre dit une chose très simple : Paris reste la capitale des amoureux. On vient y célébrer, y dépenser, y dîner.
Les marchés européens ont répondu présent :
| Pays | Progression des nuitées |
|---|---|
| Allemagne | +77,1 % |
| Pays-Bas | +30,4 % |
| Suisse | +31,7 % |
| Belgique | +26,2 % |
| Autriche | +339,1 % |
Derrière ces chiffres, il y a des menus dégustation, des bouteilles de champagne à 120 euros, des chambres à 350 euros la nuit, des marchés couverts qui vendent du fromage affiné et des fraises hors saison à prix d’or.
Mars, avril, mai : un printemps sous surveillance
À ce stade, les réservations hôtelières affichent un léger retard :
- Mars : -2,5 %.
- Avril : -1,9 %.
- Week-end de Pâques : -2,8 %.
- Première quinzaine de mai : tendance similaire.
Ce n’est pas un trou d’air, les professionnels savent que tout peut basculer avec quelques grands rendez-vous.
Du 10 au 12 mars, le salon JEC World à Villepinte devrait injecter de l’activité. Les congrès au Palais des Congrès et à Paris Expo Porte de Versailles, notamment du 18 au 20 mars, viendront soutenir la demande.
Les avions donnent le tempo
Regardons les réservations aériennes. Elles donnent souvent le rythme avant même que les chambres ne se remplissent.
- pour mars, on observe +3,3 % avec 848 000 réservations,
- pour avril, légère baisse de -0,5 %, soit 901 000 réservations,
- pour mai, +1 % avec 976 000 réservations.
La dynamique reste positive sur l’ensemble du printemps. Ce sont principalement les clientèles internationales qui portent cette croissance.
Les classes « premium economy » et « business » progressent plus vite que la classe « economy ». Cela signifie une clientèle à fort pouvoir d’achat. Cela signifie des additions plus élevées dans les restaurants. Cela signifie davantage de produits haut de gamme dans les assiettes.
Certains marchés se distinguent :
- Espagne : +3,9 %.
- Canada : +7,3 %.
- Suède : +24,5 %.
- Israël : +21,2 %.
- Arabie Saoudite : +18,7 %.
- Mexique : +15,9 %.
Ces visiteurs ne viennent pas uniquement pour photographier la Tour Eiffel. Ils fréquentent les tables gastronomiques, visitent les halles, achètent des produits d’exception et investissent plusieurs centaines d’euros par jour.
Derrière les chiffres, une chaîne agricole mobilisée
Un touriste ne consomme pas seulement une nuit d’hôtel. Il consomme du beurre, du pain, du fromage, du vin, des légumes, de la viande.
Prenons un exemple concret : une chambre occupée génère en moyenne 25 euros de petit-déjeuner. Sur 94,4 % d’occupation pour la Saint-Valentin, dans un parc hôtelier estimé à plus de 80 000 chambres dans le Grand Paris, cela représente 2 000 000 d’euros injectés en une seule matinée dans la chaîne alimentaire !
Chaque hausse de +10 % d’occupation entraîne mécaniquement :
- Plus de commandes chez les boulangers.
- Plus de volumes chez les maraîchers.
- Plus de viande livrée.
- Plus de bouteilles sorties des caves.
Le tourisme parisien reste un moteur pour l’agriculture française.
Paris fonctionne comme un immense restaurant ouvert sur le monde et les chiffres de février 2026 montrent une chose très simple : la machine continue de tourner.
Source : Baromètre du tourisme parisien – février 2026





