Le Canada n’est plus qu’à un forage d’être le deuxième pays au monde à exploiter un gisement d’hydrogène naturel avec le projet Lawson

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Depuis cet été, le projet Lawson en Saskatchewan attire les regards et les millions : à chaque forage, ce gisement canadien d’hydrogène naturel grossit et se dévoile un peu plus. 

On suit ce dossier de près pour vous depuis le début (voir liens ci-dessous). Ce gisement incarne l’entrée du Canada dans la course à une énergie qui pourrait, selon les projections les plus optimistes, peser près de 10 milliards d’euros d’ici 2035.

Le troisième forage avait permis de « trianguler » un très vaste système souterrain, tandis que le quatrième, deux kilomètres plus loin, vient de recouper à 2 310 mètres de profondeur ce que l’entreprise interprète comme une faille profonde de la croûte terrestre, avec les plus fortes concentrations d’hydrogène jamais mesurées sur le site.

Dans le même temps, MAX Power a agrandi ses permis d’un quart, à 2,5 millions d’acres. De quoi nourrir l’enthousiasme, à condition de ne pas confondre les étapes.

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À chaque nouveau forage, le gisement d’hydrogène naturel de la Saskatchewan grossit et se dévoile un peu plus

Les quatre puits creusés à Lawson dessinent peu à peu les contours d’un système bien plus grand qu’imaginé au départ. L’entreprise parle d’un gisement « non encore limité dans aucune direction ». Les ingrédients s’emboîtent : des roches magmatiques propices à générer de l’hydrogène, une fracturation intense, des traces d’activité hydrothermale, et désormais cette faille profonde qui pourrait servir de conduit au gaz.

L’entreprise voit assez grand pour préparer son forage le plus audacieux, Lawson 5, un bond de 27 à 31 kilomètres vers le nord-est pour aller sonder les limites du gisement jusqu’à une formation géologique surnommée le « mur de sel ».

L’idée, encore à confirmer, est que tous ces puits ne feraient qu’effleurer les différents morceaux d’un seul et même réservoir géant. Le chef géoscientifique de la société, Steve Halabura, résume l’ambiance : « Cela devient encore meilleur à chaque puits. »

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Détecter n’est pas produire

Un mot revient sans cesse dans le communiqué et il est important : les « lectures » d’hydrogène. Il s’agit de gaz repéré dans les carottes de roche remontées pendant le forage. Attention toutefois, renifler de l’hydrogène dans la pierre prouve qu’il est là ; ça ne prouve pas qu’on saura le faire sortir en quantité, ni assez vite pour que ce soit rentable.

MAX Power admet que le débit, la connectivité du réservoir et la rentabilité ne seront tranchés qu’à l’étape suivante, le programme dit de complétions : équiper les puits pour mesurer ce qui remonte vraiment du sol.

Avant ces tests, Lawson reste une architecture géologique prometteuse, pas une source d’énergie démontrée.

Projet Lawson

Étape Ce qu’elle prouve Statut à Lawson
Découverte La présence d’un système à hydrogène naturel Faite (confirmée par trois labos)
Forages de validation L’étendue et la structure du système En cours (Lawson 3 et 4)
Forage d’extension La taille maximale du gisement À venir (Lawson 5, vers le « mur de sel »)
Complétions et test de débit Le débit, la connectivité, la rentabilité Pas encore réalisé (l’étape décisive)

Une réserve, mais aussi un espoir : le tout premier puits, Lawson 1, avait déjà vu de l’hydrogène remonter seul jusqu’à la surface lors de sa complétion. C’est exactement cette démonstration que les prochains tests devront rejouer sur les nouveaux puits, et à plus grande échelle.

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Beaucoup d’espoirs, un secteur encore à inventer

Si Lawson tenait ses promesses, il deviendrait l’un des tout premiers gisements d’hydrogène naturel exploités commercialement à grande échelle au monde, une première quasi absolue, puisque seul le petit champ malien de Bourakébougou produit aujourd’hui ce gaz de façon commerciale. La Saskatchewan, déjà réputée pour son uranium et sa potasse, rêve tout haut de devenir le berceau de cette énergie primaire d’un genre nouveau.

L’appétit des marchés ne se dément pas, porté par l’explosion de la demande électrique liée à l’intelligence artificielle et aux centres de données. C’est ce qui explique l’engouement autour du dossier, illustré par la montée de l’investisseur vedette Eric Sprott à plus de 24 % du capital.

Rendez-vous donc après le prochain forage qui permettra de répondre à la plus épineuse question : ce gaz, enfoui sous les plaines canadiennes, coulera-t-il assez fort et assez longtemps pour valoir de l’or ?

Sources :

  • MAX Power Mining Corp. (communiqué officiel), MAX Power Drills into Highest Natural Hydrogen Readings to Date in Third and Fourth Wells at Lawson as Discovery Expands (8 septembre 2026)
    https://www.globenewswire.com/news-release/2026/09/08/3357567/0/en/max-power-drills-into-highest-natural-hydrogen-readings-to-date-in-third-and-fourth-wells-at-lawson-as-discovery-expands.html
    Triangulation du système par Lawson 3, faille crustale recoupée par Lawson 4 à 2 310 mètres, lectures d’hydrogène record, extension des permis à 2,5 millions d’acres, préparation du forage Lawson 5 vers le « mur de sel ».
  • MAX Power Mining Corp., First Well of Lawson Commercial Validation Drill Program Encounters Continuous Natural Hydrogen Readings Over 831 Meters (27 juillet 2026)
    https://www.globenewswire.com/news-release/2026/07/27/3333447/0/en/First-Well-of-Lawson-Commercial-Validation-Drill-Program-Still-in-Progress-Encounters-Continuous-Natural-Hydrogen-Readings-Over-831-Meters-and-Highest-Readings-to-Date-in-Major-Bas.html
    Nécessité d’un programme de complétions pour mesurer débit, volume et concentrations, distinction entre lectures de forage et validation de la commercialité.
  • Simply Wall St, Max Power Mining – Company Analysis (août 2026)
    https://simplywall.st/stocks/us/materials/otc-maxx.f/max-power-mining
    Fermeture du placement d’Eric Sprott, closure de 14,2 km² définie par sismique 3D, modélisation indépendante par GLJ Ltd., paramètres techniques à tester avant tout développement commercial.

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Guillaume AIGRON
Guillaume AIGRON
Très curieux et tourné vers l'économie, la science et les nouvelles technologies, (particulièrement ce qui touche à l'énergie et les entreprises françaises) je vous propose de de découvrir les dernières actualités autour de cette passion

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