Adrien Lonné, la réussite d’une entreprise familiale

Date:

Dans le cadre de la rencontre avec des décideurs, j’ai eu la chance de rencontrer Adrien Lonné, passionné de sport et fier de la réussite de l’entreprise familiale. Issu de l’évènementiel, à l’écoute de ses employés, il défend des valeurs sociales, symbole de la réussite de Silog Location. Si l’entreprise, créée par son père, compte aujourd’hui plus de 25 employés, l’aventure ne s’arrête pas pour autant.

Le parcours du combattant

Après des études d’économie et gestion à Bordeaux, Adrien Lonné a d’abord fait ses armes à Paris, dans l’évènementiel avant de redescendre à Bordeaux pour intégrer Silog Location, l’entreprise familiale. Mais ce n’est qu’après avoir dirigé une franchise SILOG pendant près de trois ans une franchise qu’il intègre, en 2020, la direction de Silog Location.

Quand et pourquoi avez-vous décidé de devenir chef d’entreprise ?

J’ai intégré la direction en 2020. C’est venu sur le tard, mais j’avais déjà une formation qui me permettait d’assurer la gestion d’une entreprise à tous les niveaux. J’étais calibré pour ces postes de chef d’entreprise, mais c’est aussi venu par opportunité. J’ai commencé en tant qu’auto-entrepreneur, ça a été une transition. Et puis j’ai saisi ma chance d’intégrer Silog, je l’ai saisi avec envie et motivation.

En tant que chef d’entreprise, quelles sont vos forces et faiblesses ?

Concernant les faiblesses, même si le terme est péjoratif, je suis dans une optique d’apprentissage tous les jours. Cela va du management des salariés, à l’analyse aigu du marché et aux prises de décisions… J’ambitionne d’être meilleur jour après jour.

Par contre je suis à l’écoute, j’ai l’expérience de tous les postes : grâce à la franchise Silog, je connais tous les rouages de l’entreprise. Je suis également calme, cela me permet d’être réfléchi et d’analyser les situations avec une prise de décision raisonnée.

Pouvez-vous partager un moment marquant et positif de votre carrière ?

J’ai deux moments marquants. Un premier dans l’évènementiel lorsque nous devions gérer de gros évènements avec plus de mille personnes pour le tournoi des Six Nations. C’est grisant d’organiser des évènements de grande envergure, avec les responsabilités que cela implique.

Avec Silog Location, l’évènement marquant c’est notre progression et notre ambition. Nous sommes passés d’une entreprise familiale de 6 (dont 4 membres de la famille) à plus  de 25 et on a doublé le chiffre d’affaires en quatre ans. On doit donc adapter les outils, les nouveaux process, c’est ce qui m’anime en ce moment. Être le chef d’orchestre de tout ça, c’est la motivation du moment.

Quel échec mémorable a le plus contribué à votre développement professionnel ?

Je n’ai pas de gros échecs marquants. Le fait d’entreprendre nous impose de passer par des échecs et nous devons en tirer les conclusions. C’est l’expérience qui rentre, c’est parfois couteux mais instructif. Cela apprend la gestion, et il faut aller jusqu’au bout des choses pour éviter de se retrouver dans la même situation.

La connaissance du terrain est une valeur que j’apprends tous les jours. L’échec est important.

Quel conseil donneriez-vous à votre jeune moi qui commençait sa carrière ?

Si je devais donner un conseil à mon jeune moi, je lui dirais d’avoir confiance dans ses capacités, de savoir se vendre même sans expérience. Il est important pour un jeune de se projeter tôt dans un « métier – passion », de trouver un secteur d’activité dans lequel il a l’ambition d’évoluer et de réussir. Les opportunités de la vie feront évoluer son parcours professionnel mais il n’y a rien de pire que de ne pas aimer son métier.

Je lui dirai aussi de tisser des liens, de soigner son réseau dès le départ.

Le rapport qu’il a avec l’entreprise – Entrée VIP dans la vie du décideur

Depuis 2020, Adrien Lonné dirige avec son père et son oncle l’entreprise. La passation s’est faite en douceur, mais l’apprentissage est quotidien. Il nous raconte sa vie professionnelle en tant que chef d’entreprise et la difficulté de couper avec le monde des affaires.

Quelles tâches quotidiennes dans votre entreprise appréciez-vous le plus ?

C’est clairement le pilotage, les chiffres, la gestion. J’aime extraire les informations, corriger et ajuster si besoin la politique de l’entreprise. Ce qui m’intéresse c’est d’être dans la tour de contrôle, d’évaluer, d’analyser les dysfonctionnements et les réussites. L’optimisation des outils et des ressources pour la rentabilité est aussi un aspect fascinant de mon quotidien.

Y a-t-il des responsabilités que vous préférez déléguer ou que vous n’appréciez pas particulièrement ?

Un décideur doit être capable d’effectuer toutes les tâches, mais j’aime déléguer certains aspects à des personnes plus compétentes. Par exemple, pour la comptabilité, notamment fiscale, nous avons une directrice et une responsable administrative et financière qui s’occupent de cela. Une entreprise, c’est une équipe, c’est important pour le bon fonctionnement et pour l’équilibre. Encore une fois, au niveau de la comptabilité, je préfère laisser à des experts mais j’en apprends tous les jours.

Arrivez-vous à trouver l’équilibre entre votre vie personnelle et votre vie professionnelle ?

Je vis à 100% Silog après, j’ai une famille, alors je m’investis au maximum aussi pour eux. Mais pendant les vacances, je continue de travailler, à petites doses, mais on a l’ordinateur jamais loin. Je suis mes mails en cas de besoin. Après nous sommes plusieurs à diriger, c’est donc plus simple de partir, contrairement à lorsque j’étais franchisé ou autoentrepreneur. Mais cette entreprise c’est le bébé de la famille, c’est difficile de le lâcher, même pour les vacances.

Qu’est-ce qui vous rend le plus fier dans la réussite de votre entreprise ?

C’est une aventure collective, on est partis de 6 et nous sommes plus de 35. Cet esprit familial est toujours présent, nous avons de bonnes relations avec les salariés. Ce qui me rend fier c’est l’ambiance, le fait que les salariés défendent l’entreprise, ça me rend heureux.

Parallèlement, je suis aussi fier de la réussite de notre entreprise. C’est cet équilibre en fait qui est incroyable, l’équilibre entre ambiance et réussite. Mon oncle et mon père sont très appréciés, il y a un respect pour ce qui a été créé et pour ce qui perdure, tout le monde se tutoie, même les patrons.

Qu’aimeriez-vous laisser derrière vous ?

J’aimerais que l’on se souvienne de l’aspect social de Silog Location. Nous avons permis à beaucoup d’entreprises de se lancer ou de faire vivre leur activité en donnant un coup de pouce. Nous donnons la chance à des professionnels que les banques ne veulent pas.

Le caractère social restera, je pense, nous faisons confiance et c’est rare dans le monde d’aujourd’hui.

Notre phrase d’accroche c’est : « générateur de croissance ». Nous sommes un tremplin et nous avons régulièrement des témoignages de clients qui vont dans ce sens et nous remercient.

Le chef d’entreprise face l’humain

Entre sport, musique et milieu associatif, Adrien Lonné trouve aussi du temps à côté pour se changer les idées. Parce qu’il n’est pas évident de sortir de la vie d’entreprise, surtout lorsqu’elle touche aussi à la famille, Adrien a pratiqué le tennis, le sport, mais aussi la musique pour y trouver des valeurs humaines qui lui ressemblent.

Existe-t-il une personne réelle ou fictive qui vous inspire dans votre parcours professionnel ?

Le modèle au niveau professionnel, c’est forcément mon père. Je l’ai côtoyé en entreprise, c’est un modèle au même titre que mon oncle. Ce sont des images références dans le monde de l’entreprise, mais aussi à côté, dans ma vie personnelle.

Dans mon expérience professionnelle, je pioche aussi beaucoup de mon premier patron, notamment dans ce qu’il fallait faire ou non pour la gestion d’entreprise.

Ah, et dans le tennis, quand je suis dans le dur, je pense beaucoup à la combativité de Nadal (rires).

Pouvez-vous partager un livre / film / série important pour vous ?

J’ai en tête des films cultes d’enfance. Le Grand bleu par exemple. À la fois pour l’ivresse des plongées, mais également pour la beauté des paysages, c’est apaisant. Et puis il y a une leçon dans ce film, avec la notion de dépassement des limites, de liberté. Le message que j’en retiens est celui-ci : aller au bout des choses, croire en ses rêves, vivre pleinement ses projets.

Notre site est un média approuvé par Google Actualité.

Ajoutez Media24.fr dans votre liste de favoris pour ne manquer aucune news !

Nous rejoindre en un clic
Suivre-Media24.fr

Thomas VIGNAU
Thomas VIGNAU
Passionné d'actualité et de littérature, je suis à l'écoute des dernières informations. J'interroge également les décideurs pour comprendre les rouages de leur entreprise

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Articles connexes

Du verre réalisé à partir de cette plante : Découvrez pourquoi c’est une révolution industrielle sous-estimée

Face à la crise écologique et au besoin urgent de trouver des solutions durables, une équipe de scientifiques...

Les laits végétaux sont-ils bons pour la santé ?

Les laits végétaux, tels que le lait d'amande, de soja, de riz et d'avoine, connaissent une popularité croissante....

WEKA, la nouvelle licorne de la technologie de données est valorisée à 1,6 milliard de dollars

WekaIO (WEKA), société avant-gardiste dans les plateformes de données pour l'intelligence artificielle, a récemment finalisé une levée de...

Montre : L’Expérience Unico de Hublot, une immersion dans le luxe numérique

Hublot, pionnier suisse de l'horlogerie, continue de révolutionner le domaine avec le lancement de l'Expérience Unico, une initiative...