Syndrome aérotoxique : la vérité troublante sur l’air que respirent nos pilotes et hôtesses de l’air !

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L’exposition aux horaires décalés et rayonnements ionisants

Les personnels navigants, qu’ils soient pilotes, hôtesses de l’air ou stewards, font face à des conditions de travail spécifiques. Plus de 30 000 personnes exercent cette profession en France, à bord des cabines d’avions. Ces conditions particulières comprennent des horaires décalés et des périodes de travail nocturne, reconnus pour leurs effets potentiels sur la santé.

Outre ces horaires contraignants, le personnel est également exposé aux rayonnements ionisants des rayons cosmiques et solaires. Ces rayonnements augmentent considérablement avec l’altitude. Des études et analyses de la littérature, complétées par les monographies du CIRC (Centre International de Recherche sur le Cancer), ont mis en lumière une augmentation de l’incidence de certains cancers, notamment les cancers de la peau et les leucémies, chez ces professionnels. Ces rayonnements pourraient en être la cause principale.

L’Anses, dans son expertise, insiste sur la nécessité de mener des études épidémiologiques supplémentaires pour mieux comprendre et évaluer ces expositions et leurs conséquences sur la santé.

Journée nationale de la qualité de l’air : le 14 octobre 2023

Le mystère du “syndrome aérotoxique”

Depuis quelque temps, un certain nombre de personnels navigants ont rapporté des symptômes variés tels que des maux de tête ou des pertes d’équilibre, souvent attribués à une possible contamination de l’air des cabines. Ces symptômes ont été regroupés sous le nom de « syndrome aérotoxique ». Toutefois, l’Anses, après expertise, confirme que les études actuelles ne permettent ni de valider ces symptômes ni d’en déterminer les causes précises.

Les sources de pollution dans l’air des cabines

L’air que l’on respire à bord d’un avion n’est pas sans contaminants. En effet, l’Anses a identifié plusieurs sources potentielles de pollution. Celles-ci peuvent être liées aux matériaux utilisés dans l’avion, au système de ventilation, aux opérations menées au sol et en vol, et bien d’autres facteurs. Un point d’attention particulier est le « fume event », une situation où l’air des cabines pourrait être pollué par des composés issus d’huile de moteur ou de sa dégradation thermique. Cependant, à ce jour, l’Anses ne peut se prononcer de manière définitive sur l’origine de ces polluants ni sur leurs concentrations, faute de données suffisamment fiables.

L’impératif de la recherche

Pour véritablement évaluer les risques pour la santé des personnels navigants et pour le grand public, des recherches supplémentaires sont essentielles. Plusieurs projets de recherche sont déjà en cours, tant en France qu’au niveau européen ou aux États-Unis. Ces initiatives visent à mieux comprendre les effets sur la santé, à identifier les circonstances spécifiques de contamination de l’air des cabines, ou encore à développer des technologies pour détecter rapidement et efficacement toute contamination.

Les personnels navigants font face à de multiples défis liés à leur métier. Si les voyages en avion sont devenus monnaie courante pour de nombreux passagers, il est essentiel de ne pas oublier ceux qui font de ces vols leur quotidien. La recherche, la prévention et la sensibilisation sont nos meilleurs alliés pour garantir la sécurité et la santé de ces professionnels dévoués.

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Eric GARLETTI
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