Aveugles, mais une horloge biologique jamais en retard : Découvrez comment les poissons zèbres défient les lois de la nature

Date:

Une étude récente sur le poisson zèbre, un vertébré diurne, a mis en lumière une découverte fascinante : l’absence d’yeux n’impacte pas significativement son horloge biologique. Contrairement aux mammifères, où les yeux jouent un rôle crucial dans la régulation des rythmes circadiens, le poisson zèbre démontre une adaptabilité remarquable de son système circadien en leur absence.

La méthode d’étude : le mutant lakritz

L’expérience a été menée sur des larves mutants lakritz (lak), qui sont dépourvues de cellules ganglionnaires rétiniennes (RGCs), éliminant ainsi la connexion neuronale entre les yeux et le cerveau. Les résultats ont révélé que ces mutants lak maintiennent des rythmes d’activité locomotrice similaires à ceux de leurs homologues non mutants, que ce soit dans des cycles de lumière/obscurité ou dans des conditions de lumière ou d’obscurité constantes.

Rôle de opn4xa dans le cycle circadien

L’étude a également exploré le rôle de opn4xa, un gène de mélanopsine exprimé à la fois dans les RGCs et dans les neurones à projections photosensibles de la glande pinéale. Une mutation de ce gène chez le poisson zèbre a révélé qu’elle n’avait aucun effet significatif sur le masquage, les rythmes circadiens de l’activité locomotrice, ni sur l’induction des décalages de phase, bien qu’elle ait légèrement modifié la longueur de la période sous lumière constante.

Des implications profondes pour la compréhension du système circadien

Cette découverte remet en question l’idée reçue selon laquelle les yeux sont essentiels à l’entraînement circadien chez tous les vertébrés. Elle suggère que, chez le poisson zèbre, d’autres structures photosensibles pourraient jouer un rôle dans la régulation des rythmes circadiens, indépendamment des yeux. Cela met en évidence une flexibilité et une diversité dans les mécanismes d’entraînement circadien qui pourraient varier de manière significative entre les espèces.

Vers une nouvelle compréhension des mécanismes circadiens

Les résultats de cette étude élargissent notre compréhension des systèmes circadiens et soulignent l’importance d’explorer au-delà des modèles mammifères pour comprendre pleinement la complexité de ces mécanismes biologiques. Le poisson zèbre, avec sa capacité à maintenir des rythmes circadiens sans l’intervention directe des yeux, offre un modèle précieux pour étudier les alternatives de perception de la lumière et leur influence sur l’horloge biologique.

Source de l'étude : https://doi.org/10.1371/journal.pgen.1011172

Notre site est un média approuvé par Google Actualité.

Ajoutez Media24.fr dans votre liste de favoris pour ne manquer aucune news !

Nous rejoindre en un clic
Suivre-Media24.fr

Eric GARLETTI
Eric GARLETTIhttps://media24.fr/
Je suis curieux, défenseur de l'environnement et assez geek au quotidien. De formation scientifique, j'ai complété ma formation par un master en marketing digital qui me permet d'aborder de très nombreux sujets.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Articles connexes

Ce géant français de la construction fait éclater le marché de l’énergie avec un coup de maître en Allemagne

La société française Eiffage, à travers sa filiale Eiffage Énergie Systèmes, vient de marquer un tournant stratégique majeur...

Scénario digne d’un film de SF : La bactérie mutante va-t-elle avoir la peau des astronautes de l’ISS ?

Les dernières recherches révèlent une situation préoccupante à bord de la Station spatiale internationale (ISS) : certaines bactéries...

Cette startup promet de booster vos revenus locatifs de 20%

Dans un marché immobilier stimulé par une baisse des taux d'intérêt depuis fin 2023 et une inflation contrôlée,...

Purifier l’eau avec de l’or ? C’est possible et c’est nouveau

L'Université de Floride Centrale (UCF) met en lumière une nouvelle utilisation de l'or, non pas comme symbole de...