Bill Gates démarre la construction d’un réacteur Nucléaire Natrium de 345 mégawatts aux États-Unis : Les Américains entre stupeur et admiration

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Dans une démarche qui pourrait révolutionner le secteur de l’énergie nucléaire, Bill Gates a entamé la construction d’un réacteur nucléaire Natrium de 345 mégawatts aux États-Unis.

Utilisant du sodium comme fluide de refroidissement plutôt que de l’eau, ce réacteur innovant promet d’améliorer la sécurité et l’efficacité énergétique.

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L’innovation au cœur du projet du réacteur de Bill Gates

Le réacteur Natrium, développé par la compagnie TerraPower fondée par Gates, se distingue par son utilisation de sodium, un choix qui élimine le besoin de pressurisation et permet une exploitation à des températures inférieures au point d’ébullition du sodium. Cette particularité rend le réacteur moins susceptible aux risques liés à la chaleur excessive.

Ce fleuron de l’industrie nucléaire française décroche un contrat exceptionnel aux Etats-Unis qui va ouvrir la voie à la réhabilitation des vieilles centrales

Un grand pas pour l’énergie propre

La construction de ce réacteur nucléaire de nouvelle génération a officiellement commencé à Wyoming, avec l’objectif de le compléter d’ici 2030. Ce projet, résultat d’une collaboration entre TerraPower et le Département de l’Énergie des États-Unis, illustre un engagement sérieux envers les technologies énergétiques avancées.

Des caractéristiques techniques avant-gardistes

Outre son utilisation du sodium, le réacteur Natrium intègre un système de stockage d’énergie par sel fondu, une innovation permettant de stocker une quantité substantielle d’énergie. Cela le rend idéalement adapté aux réseaux électriques qui intègrent une large part d’énergies renouvelables, offrant une flexibilité inégalée en termes de gestion de la production énergétique.

Impact sur la sécurité et les coûts

Les réacteurs Natrium exploitent des forces naturelles comme la convection thermique et la gravité pour un refroidissement passif, réduisant drastiquement les dépenses liées à la sécurité. De plus, grâce à sa conception unique, les installations de stockage d’énergie et de production peuvent être séparées de la partie nucléaire, ce qui augmente la sécurité et diminue les coûts d’exploitation.

Une intégration harmonieuse avec les énergies renouvelables

Le système de stockage d’énergie du réacteur Natrium lui permet de contrôler précisément sa production électrique, une caractéristique essentielle pour l’intégration avec les réseaux électriques dépendants de sources d’énergie intermittentes telles que le solaire et l’éolien.

Le futur du projet Natrium

Le développement du projet se fait sous un accord de partage des coûts entre TerraPower et le DOE, avec un budget pouvant atteindre 2 milliards de dollars. Les premières phases couvriront la conception, la certification, le développement du combustible, et la construction d’installations essentielles comme la fabrique de combustible Natrium et le centre de test du sodium.

Cette découverte fondamentale pour la fusion va sans doute changer l’avenir de l’humanité à jamais

Cet article explore la construction par Bill Gates d’un réacteur nucléaire Natrium de 345 mégawatts aux États-Unis, un projet qui promet d’introduire une ère de sécurité et d’efficacité accrues dans le domaine de l’énergie nucléaire. Avec des innovations telles que l’utilisation du sodium comme fluide de refroidissement et un système de stockage d’énergie par sel fondu, ce réacteur est prêt à redéfinir les normes de production d’énergie propre et durable.

Source : GatesNotes

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Guillaume AIGRON
Guillaume AIGRON
Très curieux et tourné vers l'économie, la science et les nouvelles technologies, (particulièrement ce qui touche à l'énergie et les entreprises françaises) je vous propose de vous faire profiter de cette passion à travers des articles d'actualité.

19 Commentaires

  1. La France a été le précurseur de cette technologie avec 2 réacteurs de ce type avec Phénix et Super Phénix.
    Mais nos chers politiques les ont fait mettre à l’arrêt définitif…. Quel gâchis !

    • Ne pas oublier quand même que le sodium déteste l’eau et qu’a son contact il explose ,brûlé sur l’eau en degageant bcp de gaz alors prudence

    • Sans oublier l’abandon par Macron du projet ASTRID qui actualisait et modernisait Superphenix, abandonné (alors qu’il entrait en production!) par Jospin.

  2. Bonjour
    J’ai été en stage à super phénix en1984 pendant 3 mois !
    Une centrale au top refroidit au sodium liquide !
    Exact les américains non rien inventé !!

    • AUCUNE technologie n’est exempte de risques. Le tout est de les anticiper et de créer les moyens d’y faire face. Sans risque calculé, l’aventure humaine prendrait fin. Le principe (constitutionnel!) de précaution est l’autre nom de la sclérose.

  3. Il me semble que le rédacteur aurait dû indiquer le gros point négatif de l utilisation du sodium : sa forte réaction au contact de l air notamment le feu de sodium.

    C est un point sensible car effectivement pour la performance c est beaucoup mieux que l eau mais en cas de fuite ….

    Je ne sais pas pourquoi la France a arrêté super Phénix et on n aura pas la vrai raison tout de suite, mais l’impact d une fuite de sodium devait participer à la décision.

    Mais il y a des spécialistes dans les commentaires qui seront éclairer le sujet.

  4. La réalisation des Simpson devient réalité !
    Monsieur Burns devient propriétaire de centrale nucléaire !

  5. Avec des fuites de sodium complètement incontrôlables (ça brûle a l’air) et surtout une conception qui tient très mal au séisme … Vive Phenix et superphenix … J’ai craint un incident qui aurait rendu le sillon rhodanien invivable pour des centaines de milliers d’années avec des milliers de morts ou plus… jusqu’à ce qu’ils soient fermés …Nb : moi aussi g calculé une centrale PWR 900 MW au début des années 80 et notamment au séisme …

    • En effet cela tien car l’impact humain et environnemental est colossale en cas de dysfonctionnement là balance risque bénéfice penche dû côté de là sûreté trop d’ éléments dont l’homme n’a pas le contrôle entre en jeu

  6. le réacteur nucléaire n’est en aucun cas l’énergie qui permettra un grand pas vers l’énergie propre.
    le réacteur à fusion oui !
    exception faite de celui de caldarache qui lui n’est autre
    qu’un gouffre financier et au final est déjà obsolète avant
    même d’être terminé.

  7. Ne pas oublier quand même que le sodium déteste l’eau et qu’a son contact il explose ,brûlé sur l’eau en degageant bcp de gaz alors prudence

  8. Les centrales nucléaires sont non-seulement une puissznte source d’énergie propre, mai aussi une grande source de connaissance.. Des innovations améliorfnt sans cesse l’efficacité et la sécurité. J’ai travaillé 5 ans à la sécurité et la sûreté de la centrale nucléaire canadienne Gentilly 2 et j’en sors convaincu qu’on peut opérer ces installations en toute sécurité si appliqué les programmes de prévention rigoureusement.

  9. Tout est dit, allez encore un petit effort pour tout faire péter,la guerre, Les querelles de suprématie et tout le tintouin, nous n’y apercevons aucune sagesse de l’homme.

  10. Ancien de Super Phénix, Phénix et du projet Astrid (abandonné aujourd’hui) j’ai lu avec intérêt et un certain desabusement cet article.
    Oui les américains n’ont rien inventé !
    La France métrisse depuis les années 60 avec le CEA et d autres ingénieries la technologie du sodium et des réacteurs refroidis au sodium.
    Avant Phénix, il y a eu le réacteur Rapsodie à Cadarache dans les années 60..
    Oui le sodium est dangereux mais il est beaucoup moins que de l’essence ou du gaz naturel ou l’hydrogène
    En France il est produit et utilisé par l industrie chimique sans que ça pose beaucoup de problèmes. Mais ce n’est pas une utilisation nucléaire ….
    D’après ce que j’ai compris de l’article l’innovation est de passer par un stockage tampon de sel fondu qui permet d’exclure le risque de réaction sodium-eau qui est effectivement explosive mais que nous maitrissions sur Phénix et Super Phénix.
    Sur Astrid cette piste avait été étudiée et abandonnée au début du projet.
    Alors oui, en France nous avions et avons peut-être encore les compétences théoriques et techniques pour mener un tel projet mais il faut aussi une volonté politique et un financement adapté.
    Alors bonne chance aux américains et à Bill Gates mais la route sera longue.
    Cela reste une Installation Nucléaire de Base à étudier et réaliser avec toutes les implications de sécurité et sûreté que cela comporte.

    • le sodium moins dangereux que l’hydrogéne ?? ca sent le bourrage de mou et le reflexe pavlovien.
      l’hydrogéne comprimé, ne s’enflamme pas. révisez votre triangle du feu. mieux, il éteint les flammes qu’il rencontre, poussant l’oxygéne et partant immédiatement en altitude.
      il faut vraiment arreter avec ces clichés du hindenburg qui était une bombe volante avec l ‘hydrogéne à pression et température ambiante, idéal pour s’enflammer à la premiére étincelle et impossible à contenir dans la conception criminelle du hindenburg.

  11. Allez voir https://fr.m.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9acteur_rapide_refroidi_au_sodium.
    14 de ces réacteurs ont déjà existé dans le monde et sont aujourd’hui fermés. Parmi eux Phénix et Superphénix.
    5 fonctionnent encore aujourd’hui: 2 en Russie, 1 en Inde et l’autre en Chine.
    7 projets ont été arrêtés à différents stades de maturité dont Astrid.
    4 sont en cours de construction, 1 en Russie, 1 en Inde, 1 en Chine et le dernier, le projet de Bill Gates.
    Il n’y a donc que la Russie, l’Inde et la Chine qui ne craignent pas de travailler avec ces réacteurs. Allez savoir pourquoi.
    Qu’est-ce que Bill Gates a trouvé de mieux qui permet à la DOE d’aller de l’avant avec lui?
    Je ne sais pas.
    Espérons que ce n’est pas la réalisation des Simpsons avec M. Burnes.

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