Le premier conflit connu en Europe remonte à l’âge de pierre, il y a 5 000 ans

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Au cœur de la région de Rioja Alavesa, en Iberia du nord-central, se dévoile une énigme historique fascinante. Les découvertes récentes ont mis en évidence d’anciens conflits ayant eu lieu pendant la période du Néolithique tardif, laissant les experts perplexes quant à leurs causes.

Les preuves par les os

L’abri sous roche du SJAPL, vieux de plusieurs millénaires, renferme les restes d’au moins 338 individus. Une relecture attentive des restes a révélé un total de 65 blessures non cicatrisées et 89 blessures guéries, affectant environ 45% des hommes adolescents et adultes du site. Ces indices suggèrent que de nombreux hommes pourraient avoir été des combattants, succombant finalement aux affres de la bataille.

Au cours du Moyen Âge, deux espèces de baleines ont été conduites à l’extinction par l’homme dans la partie est de l’océan Atlantique Nord.

Les indices cachés

L’absence d’armes formelles et la variabilité des pointes de flèches trouvées à proximité, notamment à Longar, Las Yurdinas II et La Peña de Marañón, rendent l’analyse fine des conflits difficile. Pourtant, la nature chaotique des dépôts de corps indique un affrontement massif, impliquant non seulement des hommes, mais aussi des femmes et des enfants.

Qu’est-ce qui a déclenché le conflit?

Plusieurs théories ont été proposées. L’une d’elles est que des différences culturelles, notamment dans les pratiques funéraires, pourraient avoir été une source de tension. Les différences détectées dans les stratégies de subsistance et l’utilisation du paysage entre les groupes suggèrent une altérité culturelle qui pourrait avoir intensifié les tensions.

D’autres suppositions suggèrent que l’arrivée de nouveaux venus dans la région aurait pu être un déclencheur. Cependant, les études isotopiques indiquent que la plupart des individus étaient locaux, remettant en question cette théorie.

Un tableau plus vaste

Les preuves de blessures par flèches et autres signes de violence trouvés dans des sites contemporains de la région peignent un tableau de violence organisée entre communautés rivales. En combinaison avec d’autres preuves suggérant le stress biologique et la malnutrition, cela suggère un impact social d’une ampleur sans précédent pour l’enregistrement néolithique européen.

La région de Rioja Alavesa, avec ses sépultures anciennes et ses mystères non résolus, continue d’intriguer les historiens et les archéologues. Si les causes exactes de ces conflits restent discutables, une chose est sûre: les habitants du Néolithique tardif d’Iberia ont connu des moments de tensions intenses et de troubles sociaux, laissant derrière eux des indices silencieux de leurs luttes dans les ossements qu’ils ont laissés derrière eux.

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Eric GARLETTI
Eric GARLETTIhttps://www.eric-garletti.fr/
Je suis curieux, défenseur de l'environnement et assez geek au quotidien. De formation scientifique, j'ai complété ma formation par un master en marketing digital qui me permet d'aborder de très nombreux sujets. Depuis 2025 Ambassadeur du Spatial pour le CNES

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