Ce bijou de technologie navale livré par Naval Group à la Belgique est une révolution maritime avec son armée de drones aux tâches bien spécifiques

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Mise à l’eau du Tournai, une avancée majeure dans le programme belgo-néerlandais de lutte contre les mines.

Le 2 juillet 2024, la cérémonie de mise à l’eau du Tournai, le troisième navire issu du programme rMCM belgo-néerlandais, a marqué une étape significative dans la coopération européenne pour la défense navale. Ce navire, dédié à la lutte contre les mines, a été lancé à Concarneau en présence de dignitaires dont la Ministre de la Défense belge, Mme Dedonder, et le bourgmestre de Tournai, M. Delannois.

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Un partenariat stratégique et technologique européen pour la défense des eaux territoriales

Le programme rMCM, initié en 2019 suite à une compétition internationale, est le fruit d’une collaboration entre Naval Group et Exail au sein du consortium Belgium Naval & Robotics. Ce partenariat a pour mission de fournir douze navires spécialisés ainsi qu’une centaine de drones intégrés dans une toolbox avancée, non seulement à la Belgique et aux Pays-Bas mais aussi potentiellement à d’autres marines en Europe et dans le monde.

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Caractéristiques et capacités du Tournai

Le Tournai est équipé pour embarquer et déployer une gamme complète de drones, y compris des drones de surface, sous-marins et aériens. Ces drones permettent la détection, la classification, et la neutralisation des mines avec une précision accrue, réduisant ainsi les risques pour les équipages humains. Le navire présente une faible signature acoustique, électrique, et magnétique, optimale pour les opérations de déminage. Avec une longueur de 82,6 mètres et une largeur de 17 mètres, il offre un déplacement de 2800 tonnes et peut accueillir 63 personnes à bord.

Le Tournai, dragueur de mines ultra-moderne
Le Tournai, dragueur de mines ultra-moderne

Implications pour la sécurité et l’autonomie européennes

La mise en service des navires rMCM renforce la capacité des forces navales belge et néerlandaise à sécuriser les voies navigables contre les menaces de mines marines, un enjeu crucial pour la sécurité maritime européenne. La collaboration franco-belgo-néerlandaise illustre également la capacité des nations européennes à unir leurs compétences technologiques et industrielles pour développer des solutions de défense novatrices et efficaces.

Prochaines étapes et perspectives futures

Après la mise à l’eau du Tournai, les prochaines étapes incluront la finalisation de la construction et les essais en mer avant sa livraison officielle prévue pour 2026. Les livraisons des autres navires du programme se poursuivront jusqu’à mi-2030. La réussite de ce programme pourrait également encourager d’autres collaborations internationales similaires, renforçant ainsi le rôle de l’Europe dans la technologie de défense navale mondiale.

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Cet article explore l’importance stratégique de la mise à l’eau du Tournai, soulignant les avancées technologiques et les collaborations internationales qui caractérisent le programme rMCM. Cette initiative est cruciale non seulement pour la sécurité maritime mais aussi pour l’autonomie stratégique européenne dans le domaine de la défense.

Source : Naval Group

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Guillaume AIGRON
Guillaume AIGRON
Très curieux et tourné vers l'économie, la science et les nouvelles technologies, (particulièrement ce qui touche à l'énergie et les entreprises françaises) je vous propose de vous faire profiter de cette passion à travers des articles d'actualité.

3 Commentaires

  1. Actuellement on a le Charles de Gaulle qui fait son job malgré le faible nombre de rafales Marine, nous avons aussi des difficultés pour avoir des frégates en nombre et bien équipées. Comme le rafale a fait ses preuves avec le décollage sur tremplin il serait plus judicieux de faire deux Queen Elizabeth dont on a acheté les plans, ces deux pa recevraient une catapulte chacun et un tremplin, quitte à ne faire décoller dessus que des rafales 5 évolution. Un des deux pa pourrait éventuellement être disponible à la vente pour dégager des fonds pour la flotte de surface ou financer un autre pa

  2. Il faut conserver le PANG, et booster un PH pour la permanence à la mer. N’oublions pas que Espagne, Italie et Grèce pourraient former une alliance de qualité avec le France. Le PANG sera nucléaire, avec catapultes magnétiques, un énorme avantage. Un PH bien équipé et bien escorté serait à moindre coût le 2° porte aéronef et porte drones.

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