Océans en danger : Les Mammifères Marins intoxiqués par nos déchets chimiques jusqu’en Arctique !

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Les océans, ces vastes étendues d’eau qui couvrent plus de 70% de la surface de notre planète, sont souvent perçus comme des zones inexplorées et immaculées. Cependant, une étude récente révèle que même les régions les plus éloignées de l’activité humaine ne sont pas à l’abri des conséquences de notre industrialisation.

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Une contamination omniprésente

Selon une étude multi-régionale et multi-espèces sur la contamination par les retardateurs de flamme, il a été établi que toutes les espèces analysées, de chaque région, portent en elles un mélange complexe de retardateurs de flamme bromés et chlorés, qu’ils soient alternatifs ou hérités. Ces composés chimiques, largement utilisés dans l’industrie pour réduire la flammabilité des matériaux, ont des conséquences environnementales et sanitaires préoccupantes.

Les zones industrielles : des concentrations plus élevées

Sans surprise, les concentrations de la plupart de ces produits chimiques étaient plus élevées près des zones industrialisées, comme les États-Unis et la Suède. Ces régions, avec leurs industries lourdes et leurs densités de population élevées, libèrent une quantité importante de ces produits chimiques dans l’environnement.

L’Arctique, un témoin inattendu

L'Arctique, un témoin inattendu

Ce qui est plus surprenant, c’est la détection de ces produits chimiques dans les espèces de l’Arctique, même si c’est à des niveaux plus faibles. Cela démontre leur potentiel de transport atmosphérique à longue distance. L’Arctique, souvent perçu comme une région éloignée et préservée, est en réalité un réceptacle pour de nombreux polluants qui voyagent à travers les courants atmosphériques et océaniques.

Les implications pour la faune marine

La présence de ces produits chimiques dans les mammifères marins est préoccupante. Ces composés peuvent s’accumuler dans les tissus des animaux, avec des conséquences potentiellement néfastes pour leur santé. De plus, les mammifères marins occupent souvent le sommet de la chaîne alimentaire, ce qui signifie que toute contamination peut avoir des répercussions sur l’ensemble de l’écosystème.

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L’urgence d’une réglementation internationale

Face à cette contamination généralisée, il devient impératif d’établir une réglementation internationale concernant l’utilisation et la production de retardateurs de flamme. Bien que certains pays aient déjà mis en place des restrictions, la nature omniprésente de ces produits chimiques dans les océans montre que les efforts isolés ne suffisent pas. Une collaboration mondiale est nécessaire pour surveiller, réglementer et, éventuellement, interdire les substances les plus nocives. Les accords internationaux, tels que le Protocole de Montréal concernant les substances appauvrissant la couche d’ozone, ont déjà montré qu’une action collective peut entraîner des changements positifs à l’échelle mondiale.

La responsabilité des industries

Outre la réglementation, les industries elles-mêmes ont un rôle crucial à jouer. Il est temps pour elles de prendre la responsabilité de leurs actions et de chercher activement des alternatives plus écologiques aux produits chimiques nocifs. L’innovation dans la production de matériaux moins inflammables, sans avoir recours à des retardateurs de flamme toxiques, pourrait être une voie prometteuse. Les entreprises qui adoptent des pratiques plus vertes non seulement contribuent à la protection de l’environnement, mais peuvent également bénéficier d’une image de marque positive, attirant ainsi des consommateurs de plus en plus soucieux de l’écologie.

Cette étude souligne l’importance de repenser notre utilisation des produits chimiques et de chercher des alternatives plus sûres. Elle met également en lumière la nécessité de protéger nos océans, non seulement pour leur propre bien, mais aussi pour la santé et la sécurité des générations futures.

Il est temps d’agir, de repenser notre impact et de chercher des solutions durables pour protéger notre précieuse planète.

Source de l'étude :
Alice Bartalini, Juan Muñoz-Arnanz, Natalia García-Álvarez, Antonio Fernández, Begoña Jiménez, Global PBDE contamination in cetaceans. A critical review, Environmental Pollution, Volume 308, 2022, 119670, ISSN 0269-7491, https://doi.org/10.1016/j.envpol.2022.119670.

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Eric GARLETTI
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