Cette innovation majeure sur les voitures électriques permet de franchir un cap symbolique qui promet beaucoup pour l’industrie

Date:

La recherche menée par les ingénieurs de l’Université de Columbia pourrait marquer un tournant dans la conception des batteries au lithium, promettant des véhicules électriques (VE) plus performants et économiques.

Cette avancée pourrait augmenter l’autonomie des batteries des VE, atteignant entre 400 et plus de 600 kilomètres par charge.

Lire aussi :

L’innovation des anodes en lithium

Les anodes en lithium métal, contrairement aux anodes en graphite utilisées dans les téléphones portables et les véhicules électriques, pourraient transformer le marché des transports électrifiés. Cette innovation rendrait les VE non seulement plus abordables mais aussi plus polyvalents, bénéficiant à une gamme étendue de véhicules, y compris les semi-remorques et les petits aéronefs. Les experts prévoient une baisse significative des coûts des batteries pour VE, qui pourraient ainsi offrir une plus grande autonomie, permettant de franchir le cap symbolique de 400 kilomètres à plus de 600 kilomètres.

Découverte exceptionnelle pour l’humanité et la terre qui va permettre de faire ce gaz indésirable un carburant pour nos voitures

Percée dans la compréhension de la chimie SEI

La couche de passivation, essentielle pour la performance des batteries, joue un rôle crucial dans le mouvement des ions lithium lors de la charge et de la décharge. Cette couche peut devenir le siège de filaments métalliques qui dégradent la performance des batteries. La chimie de cette couche de passivation, souvent appelée interface électrolyte solide (SEI), affecte directement l’efficacité des batteries. Grâce aux spectres de résonance magnétique nucléaire (NMR), les chercheurs peuvent maintenant étudier la vitesse de mouvement des ions lithium à cette interface, une avancée considérable par rapport aux méthodes traditionnelles.

L’apport de la NMR

La spectroscopie par résonance magnétique nucléaire (NMR) permet d’investiguer directement les composés chimiques sur la surface de l’anode en lithium métal. Contrairement à d’autres méthodes comme la microscopie électronique, qui offre des images détaillées mais ne peut pas analyser la composition chimique, la NMR fournit des informations précieuses sur le transport des ions et la structure chimique des espèces désordonnées.

Amélioration de la performance des batteries

La combinaison de plusieurs techniques, incluant la NMR, d’autres spectroscopies, la microscopie, les simulations informatiques et les méthodes électrochimiques, est essentielle pour avancer dans le développement des batteries au lithium métal. Les recherches montrent que l’exposition du lithium métal à divers électrolytes modifie la composition de la SEI, ce qui affecte directement la performance des batteries. La compréhension de ces mécanismes permettrait d’optimiser la conception des couches de passivation pour maximiser la performance.

Vers une commercialisation réussie

L’équipe de recherche est optimiste quant à l’utilisation de ces découvertes pour la conception de batteries au lithium métal qui répondent aux critères de performance nécessaires pour une commercialisation. Selon eux, l’empilement ordonné de composés chimiques dans la SEI est préférable à une dispersion aléatoire pour atteindre une performance optimale.

L’impact futur sur les transports électriques

Cette recherche pourrait révolutionner le domaine des transports électriques en rendant les batteries plus efficaces, plus sûres et plus économiques. Les implications de ces découvertes pourraient se traduire par une adoption plus large des véhicules électriques, contribuant à une mobilité plus durable.

La Suisse vient de capturer le soleil avec cette invention digne d’un James Bond

Cet article explore les dernières avancées dans la conception des batteries au lithium métal qui pourraient significativement améliorer l’autonomie et réduire les coûts des véhicules électriques. Les chercheurs de l’Université de Columbia ont développé des techniques novatrices pour mieux comprendre et optimiser la chimie des interfaces critiques dans ces batteries, promettant des transports électriques plus accessibles et performants à l’avenir.

Source : Eurekalert

Notre site est un média approuvé par Google Actualité.

Ajoutez Media24.fr dans votre liste de favoris pour ne manquer aucune news !

Nous rejoindre en un clic
Suivre-Media24.fr

Guillaume AIGRON
Guillaume AIGRON
Très curieux et tourné vers l'économie, la science et les nouvelles technologies, (particulièrement ce qui touche à l'énergie et les entreprises françaises) je vous propose de vous faire profiter de cette passion à travers des articles d'actualité.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Articles connexes

La Lune dans tous ses états avec ce lunistice, phénomène observable pour la première fois depuis 18 ans

Lunistice : Un phénomène lunaire inédit en 18 ans va éclairer nos nuits. Pour la première fois depuis 2006,...

La chine révolutionne le monde de l’énergie et fait un bond vers la fusion nucléaire avec le premier tokamak à supraconducteurs haute température du...

Energy Singularity, une entreprise basée en Chine, vient de franchir une étape révolutionnaire en construisant le premier tokamak...

La résilience des commerçants indépendants face aux défis économiques et l’impact limité des Jeux Olympiques

L'économie française traverse une période d'inflation persistante qui touche particulièrement les commerçants indépendants. Selon l'Observatoire Ankorstore du Commerce...